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Des Québécois établis en Asie voient la lumière au bout du tunnel

Dominique Simard prennent une photo de famille avec des masques à l'extérieur.

Le Limoulois Dominique Simard vit à Shanghai avec sa conjointe et leurs deux enfants.

Photo : Dominique Simard

Des Québécois résidant en Chine et en Corée du Sud voient la lumière au bout du tunnel dans la pandémie de COVID-19. Alors que la vie reprend graduellement son cours chez eux, leurs témoignages ont de quoi encourager certains Québécois.

La vie redevient plutôt normale ou, du moins, on est sur le bon chemin, lance Dominique Simard, un natif de Limoilou habitant Shanghai depuis une vingtaine d’années.

Tout a été fermé durant un moment, mais depuis deux semaines, les affaires ont repris. Les magasins sont ouverts. Les gens recommencent à sortir.

Parti en vacances en Asie du Sud-Est avec sa femme et ses deux enfants durant le Nouvel An chinois, vers la fin janvier, le père de famille s'est retrouvé coincé là-bas avec les siens durant six semaines en raison de la pandémie de COVID-19, les vols vers la Chine ayant été annulés.

Des masques partout malgré l’air plus propre

À son retour à Shanghai, certaines restrictions avaient été levées et quelques semaines plus tard, voilà qu’il a recommencé à se rendre au travail. L’air normalement très pollué de la ville est maintenant plus similaire à celui du Québec, estime-t-il. Comme quoi il y a un peu de positif à cette crise.

Évidemment, tout n’est pas redevenu comme avant. Si les habitants de Shanghai étaient déjà des adeptes du port de masques à l’extérieur, cela semble maintenant incontournable.

Dans la rue, tous les Chinois en portent. En 20 ans à Shanghai, j’ai seulement mis quelques fois un masque. Là, je l’ai continuellement, à part chez moi et lorsque je suis assis sur ma chaise, au travail.

Par ailleurs, bien que le commerce ait recommencé, l’école demeure fermée jusqu’à nouvel ordre. La situation dure depuis la fin janvier et certains croient qu’elle pourrait durer au plus tard jusqu’à septembre.

On nous a dit qu’on nous annoncerait trois semaines d’avance quand ça reprendra, précise-t-il.

Dominique Simard et sa famille

Dominique Simard et sa famille

Photo : Dominique Simard

L’école en famille

Père d’une fille de trois ans et d’un garçon de sept ans, Dominique Simard explique que son fils, qui fréquente une école privée, suit ses cours en ligne chaque matin depuis le début de la crise.

C’est également le cas pour les élèves du réseau public, à qui on offre aussi des cours à la télévision, dans certaines régions.

Le système est top et les profs sont à fond dans le projet, mais malgré tout, un jeune de sept ans n’est pas indépendant pour faire ça en ligne, donc ça nous prend beaucoup de temps, raconte-t-il.

Pour la première fois, mon plus grand nous dit qu’il rêve d’aller à l’école. Il doit y avoir des millions de jeunes présentement en Chine qui disent que tout ce qu’ils veulent, c’est de retourner à l’école.

Une citation de :Dominique Simard

Alors que les choses vont à s’améliorant en Chine, le Limoulois d’origine préfère voir le bon côté des choses et conseille aux Québécois qui débutent cette période de confinement de se créer une routine positive et se lancer dans des projets qu’on peut faire de la maison, mais qu’on a toujours remis.

Apprendre une nouvelle langue, faire plus d’exercice, cuisiner et mieux manger : tous les projets sont bons.

Finalement, si tout se termine bien autour de nous dans notre vie professionnelle, ça aura presque été un événement positif pour moi parce que j’ai passé beaucoup plus de temps avec ma famille. Je ne sais pas si ça va se reproduire.

Un entraîneur de hockey en entrevue à la télé dans les gradins de l'aréna.

Manos Volikakis, directeur des sports au primaire à l'École Chadwick International de la Corée du Sud

Photo : Radio-Canada

Même son de cloche en Corée du Sud

Ce rare temps de qualité passé en famille, Manos Volikakis l’observe aussi en Corée du Sud, où le Trifluvien dirige le programme sportif d’une école privée en banlieue de Séoul depuis plusieurs années.

Les Coréens sont de très gros travailleurs. De voir des enfants à qui j’enseigne dehors avec leur famille dans les parcs, comme c’est le cas en ce moment, c’est quelque chose de rare parce que les parents sont toujours au bureau, remarque-t-il.

Lui aussi a vécu le pire de la crise du COVID-19 plusieurs semaines avant ses proches au Canada. Il est toutefois passé au Tournoi international pee-wee de Québec avec une équipe de jeunes hockeyeurs, mi-février.

Lors de notre départ pour Québec, le 14 février, il y avait peut-être trois cas dans notre province et toutes les écoles venaient d’être fermées pour ce qui devait être une semaine, relate-t-il.

Devenu père en pleine crise

Un mois et demi plus tard, les écoles sont toujours fermées. Le secteur privé, y compris les bars et les restaurants, n’a pas été forcé d’arrêter ses activités, mais la Corée du Sud a vite commencé à tester agressivement sa population. Au moment du retour de Manos Valikakis au pays, fin février, tous les endroits publics étaient contrôlés et c’était un thermomètre au front pour rentrer.

Une expérience particulière pour le natif de Trois-Rivières, dont la femme a accouché pendant cette période.

L’hôpital où elle a accouché, finalement, c’était l’hôpital où ils amenaient tous ceux qui avaient le virus. C’était un petit peu stressant, mais je l’ai davantage appris par après.

Une citation de :Manos Volikakis

Heureusement, tout s’est bien passé.

Les autorités coréennes ont accentué les consignes de confinement dans les dernières semaines et le nombre de cas de COVID-19 a drastiquement baissé. Si bien que Manos Volikakis a pu jouer au golf, jeudi. Il a bon espoir que l’école reprendra avant longtemps.

Aux Québécois, il conseille simplement de suivre à la lettre les directives de la Santé publique. À l’image des Coréens, un peuple hyper discipliné qui s’est plié docilement aux consignes de distanciation sociale que le gouvernement leur communiquait par messages textes.

C’est vraiment de prendre le coup tout de suite pour pouvoir retourner à votre routine le plus rapidement possible.

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