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Les théâtres d’été retiennent leur souffle

Une femme en nuisette a un air surpris, aux côtés d'un homme plus jeune qu'elle, étendu à ses côtés, sur la terrasse d'un chalet.

Sasha Dominique et Marc-Antoine Morin dans « Les grandes chaleurs », présentée l'été dernier au Théâtre de l'Île, à Gatineau

Photo : Gracieuseté de Mathieu Girard

Radio-Canada

L’incertitude entoure la saison prochaine des théâtres d’été du Québec. Ces salles qui fleurissent aux quatre coins de la province durant les mois de juillet et d’août se demandent présentement si leurs spectacles auront lieu, en raison de la pandémie de COVID-19. Quelques-unes d’entre elles ont jeté la serviette ou ont annoncé le report des pièces, tandis que d’autres attendent toujours, inquiètes.

Ça n’augure pas très bien pour l’instant pour la prochaine saison, je vous avoue, a dit Dany Michaud, comédien et directeur artistique du théâtre À tour de rôle, à Carleton-sur-Mer, en Gaspésie, en entrevue avec la chroniqueuse culturelle Catherine Richer.

Des obstacles de taille

Il y a présentement plusieurs variables qui compliquent l’équation. Déjà, on ignore à quel moment rouvriront les salles. Mais la situation est encore plus complexe. Un spectacle prend en moyenne de cinq à six semaines – ou 110 heures de répétitions – à monter, et pour l’instant, les artistes ne peuvent pas répéter.

Si la solution préconisée est de reporter un spectacle, il faut prendre en compte la disponibilité des salles, mais aussi des comédiens et comédiennes. Tout a été reporté : les tournages du printemps, les tournages d’été…, a rappelé Dany Michaud, qui est également vice-président du Conseil québécois du théâtre (CQT).

Reporter d’un an peut être une option, mais ce n’est pas une solution à l’emporte-pièce pour toutes les compagnies de théâtre. Il faut savoir que les saisons sont déjà programmées [pour l’an prochain] et les contrats sont déjà signés. C’est un immense charabia pour les compagnies, pour les interprètes, pour les concepteurs, pour les travailleurs culturels, a-t-il exprimé.

Ne pas jeter l’éponge

Dany Michaud espère toujours pouvoir présenter Une journée, de Gabrielle Chapdelaine, cet été, ou du moins prochainement. On pense à tous les scénarios, a-t-il assuré.

On a dit à toute l’équipe que le 1er mai, nous allons prendre une décision, a-t-il indiqué. On reçoit tellement de nouvelles informations tous les jours. Ça bouge tellement vite que j’ai l'impression que le 1er mai, nous saurons si ce sera possible ou non, si nous reporterons, si nous annulerons.

Il s’est dit chanceux de pouvoir compter sur des subventions d’organismes gouvernementaux. Tous mes compagnons qui sont au privé, j’imagine mal comment ils pourraient y arriver, s’est-il désolé.

Un message unique

Comme plusieurs domaines, le milieu des arts vivants nage présentement en pleine insécurité financière.

À ce sujet, Dany Michaud a appelé les gouvernements du Canada, du Québec et des villes à unifier leur message et à présenter d’une seule voix les solutions financières qui seront offertes au milieu artistique. Il juge la situation actuelle encore trop floue et anxiogène. [Il faut] qu’il y ait un message fort et que ce soit clair pour tous, a-t-il soutenu. Il faut marcher ensemble, on n’a pas le choix.

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