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Fermeture de trois centres d’injection supervisée à Montréal

Rangée de cabines au site d'injection supervisé de l'organisme Cactus, à Montréal, le 26 juin 2017.

Le directeur général de Cactus Montréal souligne que le personnel des salles de consommation fermées n’a pas la formation requise pour utiliser les masques N95.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal a pris la décision de fermer trois des quatre centres d’injection supervisée à Montréal pour une durée indéterminée afin de protéger les intervenants qui y travaillent, la population et de freiner la propagation de la COVID-19.

On a besoin d’une période tampon, affirme le porte-parole du CIUSSS, Jean-Nicolas Aubé. On cherche des moyens pour assurer la sécurité de tout le monde.

Dopamine, L’Anonyme et Spectre de rue ont donc fermé leurs salles de consommation mercredi dernier. Des intervenants continuent néanmoins la distribution de matériel de consommation. Cactus Montréal demeure le seul organisme à offrir ce service au Québec présentement.

Selon le directeur général de Dopamine, Martin Pagé, le manque de masques N95, de jaquettes et de visières explique ces fermetures précipitées. Ce matériel de protection est nécessaire pour intervenir en cas de surdose.

Il faut qu’on soit priorisés, dit-il. Nos populations sont très précaires et elles ont de moins en moins de services. On a beaucoup de cas de maladies pulmonaires. On demande que leurs droits soient respectés.

Le directeur général de Cactus Montréal, Jean-François Mary, ajoute que le personnel des salles de consommation fermées n’a pas la formation requise pour utiliser les masques N95. Il s’agirait de former une douzaine d’intervenants [pour que] les trois autres salles puissent demeurer ouvertes. Cela dit, on comprend que le gouvernement soit surchargé.

M. Mary craint aujourd’hui une hausse des cas de surdose à Montréal. La semaine prochaine, les chèques d’aide sociale vont rentrer et il va y avoir plus de consommation. Dans le cadre de la pandémie, les centres d’injection supervisée sont un des seuls endroits qui accueillent encore les gens de la rue.

Il n’a toutefois pas observé un plus grand achalandage chez Cactus depuis la fermeture des trois autres centres. On est un service local, remarque-t-il. Les consommateurs ne se déplacent pas vraiment pour s’injecter. Aujourd’hui, ils sont donc à la rue.

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