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Les médecins faisant des réserves d'hydroxychloroquine risquent des sanctions

Plan serré des deux mains d'une personne en sarrau écrivant une ordonnance.

Des organismes de réglementation médicale de la C.-B. et de l'Ontario ont émis des avertissements aux médecins cette semaine.

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

Les organismes de réglementation médicale au Canada veulent sanctionner les médecins qui gardent en réserve ou qui prescrivent à leur entourage des médicaments présentement testés comme traitements potentiels pour la COVID-19.

L'hydroxychloroquine et l'azithromycine font partie des médicaments étudiés dans le cadre d’un effort mondial de lutte contre cette maladie. Pour le moment toutefois, les preuves de leur efficacité dans le traitement de la COVID-19 demeurent faibles.

L'hydroxychloroquine est utilisée pour traiter le paludisme, la polyarthrite rhumatoïde et le lupus, tandis que l'azithromycine est un antibiotique qui est parfois utilisé dans le traitement de pneumonies bactériennes.

Dans un gazouillis, le président américain Donald Trump a affirmé que ces drogues risquaient de changer la donne. Depuis, le mélange expérimental des deux médicaments est largement discuté et débattu sur Internet.

Le pharmacien Jim Giontsis.

Le pharmacien Jim Giontsis affirme que la demande d'azithromycine et d'hydroxychloroquine a augmenté récemment.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Augmentation des prescriptions

Cela a eu un effet, plusieurs organismes de réglementation au Canada ont signalé une augmentation de ces ordonnances, ainsi que celles d'un autre médicament contre le paludisme, la chloroquine.

À l'échelle mondiale, des rapports signalent que des médecins prescrivent de la chloroquine ou de l'hydroxychloroquine à des patients en bonne santé pour prévenir le COVID-19, indique un communiqué de l'Association des pharmaciens du Canada publiée lundi.

Les régulateurs signalent également une augmentation des commandes privées de ces médicaments par des médecins, qui les classent comme étant « à usage de bureau » : une classification qui indique normalement qu’un médecin souhaite en faire une réserve pour une utilisation future.

Le pharmacien torontois Jim Giontsis a noté une hausse des demandes de ces médicaments par les médecins récemment.

Nous devons limiter cela maintenant. Nous avons une offre limitée. Nous devons être très prudents et essayer d'être justes envers tout le monde.

Jim Giontsis, pharmacien à Toronto

Des enquêtes seront menées

Toute plainte entourant cette situation fera l'objet d'une enquête, affirme l'Ordre des médecins et des chirurgiens de l'Ontario. Un communiqué des autorités de réglementation médicale de la Colombie-Britannique publié jeudi émet des avertissements similaires.

Nous avons entendu que cela se produisait. Il est important d'y remédier étant donné la gravité de la situation, indique la porte-parole du collège des médecins de l'Ontario, Shae Greenfield. Nous voulions agir rapidement, ajoute-t-elle.

Avec les informations de Timothy Sawa

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