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La distanciation physique a réduit de façon significative la propagation en C.-B.

La médecin hygiéniste en chef, Dre Bonnie Henry et le ministre de la Santé, Adrian Dix lors qu'un point de presse.

La province doit évaluer tous les scénarios possibles, selon la médecin hygiéniste en chef, Dre Bonnie Henry et le ministre de la Santé, Adrian Dix.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Radio-Canada

Les mesures de distanciation physique imposées par la Colombie-Britannique permettent de réduire le nombre de nouveaux cas de la COVID-19 dans la province presque de moitié, selon les modélisations présentées vendredi par les autorités sanitaires.

Sans être trop enthousiaste, la médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Bonnie Henry, a indiqué que la courbe a cessé sa croissance, il y a même eu une diminution quant au nombre de nouveaux patients ayant contracté la COVID-19. 

Par contre, comme la période d’incubation de la COVID-19 va jusqu’à 14 jours, il faut attendre la fin de ce cycle  pour voir le plein impact de l’implantation des mesures sanitaires mises en place par la province, rappelle la Dre Henry.

« Nous devons tous, ensemble, continuer d’être prudents et de poursuivre ces mesures de distanciation physique au cours des prochaines semaines pour éviter de nouveaux cas de transmissions », insiste la Dre Henry.

Une ambulance devant l'hôpital Lions Gate à North Vancouver.

Pour libérer le plus de lits possible, toutes les opérations non essentielles ont été annulées en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

17 super hôpitaux

La province a ciblé les 17 plus grands hôpitaux comme étant les sites de traitements des patients atteints de la COVID-19. En utilisant le scénario selon lequel il y aura autant, sinon moins, d’hospitalisations qu’à Hubei, il est raisonnable de penser que nous aurons la capacité de répondre à la demande, affirment les autorités. 

Toutefois, si la Colombie-Britannique devait connaître une croissance des demandes d’hospitalisation semblable à celle qu’a connue le nord de l’Italie, tous les hôpitaux devront être utilisés pour répondre à la demande de lits.

Qui plus est, une stratégie devra être mise en place pour déplacer les patients qui ne sont pas traités pour la COVID-19.

De cette façon, les patients atteints de la COVID-19 seraient rassemblés aux mêmes endroits, fait valoir la médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Bonnie Henry. Ça aidera à limiter la propagation, ajoute-t-elle.

Pour libérer le plus de lits possible, toutes les opérations non essentielles ont été annulées.

La province a commandé des respirateurs supplémentaires au début du mois de mars et étudie la manière dont ils seront répartis dans les différentes régions de la province.

Se préparer pour le pire scénario

Même si elles jugent que les mesures sanitaires ont un effet atténuant sur la propagation de la COVID-19 dans la province, les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique évaluent également la capacité de son système hospitalier à la lumière de tous les scénarios possibles, y compris les pires.

En se basant sur des scénarios de modélisation des régions de Hubei, en Chine, puis du nord de l’Italie, la province a pu mieux planifier ses besoins potentiels pour les lits d’hôpitaux et les respirateurs artificiels, explique le sous-ministre de la Santé, Stephen Brown.

Nous sommes loin des autres scénarios auxquels nous nous comparons, assure toutefois M. Brown.  L’objectif, dit-il, est de se préparer dans une abondance de prudence.

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