•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Comment se compare la progression de la COVID-19 à travers le monde?

La réalité est très différente selon le niveau d’intervention de chaque pays.

La courbe montrant l'évolution du nombre de cas confirmés de la COVID-19 suit des trajectoires bien différentes suivant le pays auquel on s'intéresse. Que peut-on comprendre de ces courbes?

Cette semaine, plus du tiers de l'humanité était sommé de rester à la maison en raison de la pandémie. Le virus est maintenant présent dans 181 pays et territoires.

La courbe d'évolution du nombre de cas confirmés suit des trajectoires bien différentes selon le pays. Ce graphique montre le nombre de jours écoulés depuis l’apparition d’un centième cas.

Courbe de progression par pays.

Photo : Radio-Canada / Santiago Salcido / Charlie Debons


Texte du graphique : Au début de la pandémie, la progression du nombre de cas était remarquablement semblable de pays en pays. Selon les premières études, le nombre de cas double environ chaque 6 jours.

Graphique montrant la progression du nombre de cas de COVID-19 à travers le monde.

Photo : Radio-Canada / Santiago Salcido / Charlie Debons

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une personne infectée par la COVID-19 peut infecter entre 1,4 et 2,5 personnes, plus que par la grippe saisonnière. Ainsi, la croissance peut rapidement devenir exponentielle.

Il a fallu plus de trois mois pour atteindre les 100 000 premiers cas dans le monde, mais seulement 12 jours pour ensuite atteindre le cap des 300 000 cas.

Les autorités de santé publique le répètent : plus on agit rapidement, plus on réduit les chances de connaître une augmentation exponentielle du nombre de cas.


Texte du graphique : Au début de février, la Chine dénombrait plus de 3000 cas par jour. Ce n’est qu’après avoir confiné des dizaines de millions de personnes pendant près de 100 jours que la Chine a réussi à stabiliser le nombre de nouveaux cas.

La courbe de progression de la Chine.

Photo : Radio-Canada / Santiago Salcido / Charlie Debons

Pendant deux mois, les Chinois de la province du Hubei, épicentre de la pandémie, ne pouvaient plus sortir de chez eux, sauf pour faire leur épicerie tous les quelques jours. Voyant que le nombre de nouveaux cas se stabilisait, une partie des restrictions extrêmes ont été levées le 25 mars.

La pandémie a peut-être commencé en Chine, mais a rapidement franchi les frontières. Certains pays ont davantage réussi à prévenir une explosion du nombre de cas que d’autres.


La Corée du Sud, qui avait été fortement touchée par l’épidémie du SRAS en 2002-2003, avait élaboré un plan pour faire face à une nouvelle épidémie.

Texte du graphie : La Corée du Sud est l’un des pays ayant le mieux réussi à « aplatir la courbe », grâce à l'ouverture de 600 cliniques de dépistage dès le début de l’épidémie et à l'émission de contraventions de 10 000 $ pour non-respect des mesures d’isolement et de quarantaine.

Courbe de progression de la Corée du Sud

Photo : Radio-Canada / Santiago Salcido / Charlie Debons

Les autorités ont également utilisé des caméras de surveillance dans les lieux publics et les réseaux sociaux pour identifier rapidement les individus en contact avec une personne infectée. Le taux de tests de dépistage en Corée du Sud est le plus élevé au monde.


Texte du graphique : Singapour a été l’un des premiers pays à interdire l’entrée des voyageurs. Le Japon et Hong Kong ont fait de même, limitant l'accélération du nombre de cas.

Courbe de progression en Asie.

Photo : Radio-Canada / Santiago Salcido / Charlie Debons

Dès les premiers jours de l’épidémie, Singapour a également instauré aux aéroports des points de contrôle de la température des voyageurs. 

Le gouvernement a par ailleurs lancé une application mobile, TraceTogether, qui permet aux gens de noter tous les contacts qu’ils ont au quotidien. Il est ensuite facile pour les autorités de retracer toute transmission possible du virus.

Au Japon, les autorités attribuent cette lente progression en partie au fait que les Japonais pratiquent depuis longtemps le concept de distanciation sociale : bon nombre de Japonais portaient déjà des masques en public et se saluaient sans se serrer la main.

Toutefois, si la courbe au Japon est demeurée très basse, les autorités ont déclaré cette semaine que le pays était de plus en plus à risque d’une potentielle explosion du nombre de cas au cours des prochaines semaines.


Dans les pays où le virus est plus difficilement contrôlé, le nombre de cas double environ tous les deux jours. 

Texte du graphique : En Italie, la trajectoire a largement dépassé celle de la Chine. La phase critique de l'épidémie n'est pas encore atteinte malgré l'imposition de mesures d'urgence et de confinement.

Courbe de progression de l'Italie.

Photo : Radio-Canada / Santiago Salcido / Charlie Debons

Certains experts considèrent que le pays a été pris par surprise, sans avoir le temps de se préparer. La moyenne d'âge élevée dans le pays, l'organisation sanitaire et le mode de comptage des personnes contaminées et décédées a également un impact sur le nombre de cas et de morts.

Au cours de la dernière semaine, le nombre de cas quotidiens a légèrement diminué, donnant espoir aux autorités italiennes. Mais compte tenu de la progression fulgurante qu’a connue l’Italie dès le début, ce pays est encore loin de pouvoir aplatir sa courbe. D'ailleurs, l'Italie a annoncé près de 1000 morts en 24 heures vendredi.


Texte du graphique : En Europe et aux États-Unis, les cas confirmés doublent tous les 2-3 jours. L’OMS estime que les États-Unis seront le prochain foyer d’infection majeur au monde. Le pic ne sera pas atteint avant un mois.

Courbe de progression des États-Unis

Photo : Radio-Canada / Santiago Salcido / Charlie Debons

La situation aux États-Unis inquiète particulièrement l’OMS, puisque le taux de croissance a dépassé de beaucoup celui observé au début de l'épidémie en Chine et en Italie.

Les États-Unis ont tardé à déployer des tests à l’échelle du pays. Depuis que plusieurs États ont commencé à tester plus fréquemment, le nombre de cas explose.

Jeudi, le nombre de cas recensé aux États-Unis a dépassé celui de la Chine

À New York, l’épicentre américain, le nombre de cas double tous les trois jours. 


Texte du graphique : Pour l’instant, la courbe du Canada a une progression moins rapide que la Chine et les États-Unis. Reste à voir si les mesures prises par les provinces réussiront à aplatir la courbe.

Courbe de progression du Canada

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement canadien surveille notamment avec inquiétude la situation chez son plus proche voisin.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a d'ailleurs déclaré vendredi qu'il existe de nombreuses projections sur la façon dont évoluera l'épidémie au pays, mais ces projections dépendent toutes des choix que les Canadiens font et feront au cours des prochains jours.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Santé publique

International