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Réutiliser des masques usagés?

Gros plan sur un masque de protection N95.

Les masques pour le personnel soignant sont rationnés et pourraient venir à manquer au Québec.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Radio-Canada

Les membres du personnel de deux hôpitaux de la Mauricie qui doivent porter des masques N95 pour se protéger du coronavirus pourraient devoir les faire désinfecter et les réutiliser, plutôt que d’en faire un usage unique.

Une note interne du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) obtenue par Radio-Canada indique que l’organe de santé publique envisage de stériliser les masques déjà distribués pour qu’ils soient réutilisés.

Cette note transmet la marche à suivre pour le personnel, les gestionnaires et les médecins du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) de Trois-Rivières concernés.

Une démarche similaire a aussi été signalée du côté de l’Hôpital du Centre-de-la-Mauricie, à Shawinigan.

Le personnel qui y travaille est inquiet. Certains employés ont affirmé que leurs gestionnaires leur défendent l’accès à des équipements de protection, comme le masque N95.

C’est le cas dans plusieurs établissements. Le matériel est rationné et peu accessible. On doit se plaindre aux gestionnaires pour réussir à en avoir. La procédure de désinfection de certains équipements comme le masque n’est pas claire. On est inquiets, reconnaît la présidente du syndicat des infirmières, Nathalie Perron.

Des employés affectés au Centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) Laflèche du secteur de Grand-Mère, où une préposée et un résident ont été déclarés positifs à la COVID-19, affirment qu’on leur a refusé l’accès à ces masques.

Gilles Hudon, président et directeur général adjoint du CIUSSS de la Mauricie, indique que seuls ceux qui ont véritablement besoin de ces équipements les reçoivent.

Nous avons approvisionné l’installation du CHSLD Laflèche en masques, en masques N95, en gants, en blouses et en lunettes de protection. Ceux qui ont affaire à des cas suspicieux ou qui sont en contact avec des patients atteints de la COVID auront assurément les équipements.

Certains gestionnaires auraient même demandé à des employés de ne pas jeter leurs masques N95 afin qu’ils soient désinfectés et réutilisés.

On récupère depuis quelques jours les masques de l’urgence et des soins intensifs, confirme M. Hudon. Des études se font actuellement pour connaître les procédés qui nous permettront de les réutiliser. Pour l’instant, ce n’est pas une consigne ni une recommandation de stériliser et de le porter une seconde fois, insiste-t-il.

De nombreux équipements de protection ont été commandés et sont attendus en début de semaine prochaine.

Arruda rassurant

Dans son point de presse quotidien de jeudi, le directeur national de santé publique du Québec, Horacio Arruda, s’est toutefois fait rassurant.

« Il y a des inquiétudes à l’effet que s’il y a montée des cas, on va être serrés dans les masques. Avant, ça traînait partout dans les hôpitaux. Maintenant, on a des enjeux de distribution, mais à ma connaissance, personne n’a encore manqué de matériel. On redistribue d’un établissement à l’autre selon les besoins », a-t-il expliqué lors de la période de questions.

Avec les informations de Jonathan Roberge et Maude Montembeault

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