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Le Canada compte plus de 4750 cas de COVID-19 et 55 décès

Un policier gère la circulation dans une rue de Montréal.

L'état d'urgence confère des pouvoirs supplémentaires aux autorités municipales pour faire appliquer des mesures d'exception.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a déclaré l'état d'urgence local à la demande de la Direction de la santé publique du Québec. Par ailleurs, Ottawa subventionnera jusqu'à 75 % des salaires des PME, tandis que la Banque du Canada abaisse de nouveau son taux directeur pour soutenir l'économie. Voici ce que vous devez savoir aujourd’hui.

À Montréal, les autorités municipales ont déclaré vendredi l'état d'urgence local pour intensifier sa lutte contre la propagation du coronavirus. Non la ville n'est pas en quarantaine, a tenu à préciser la mairesse. Si la ville devait être mise en confinement, c'est le gouvernement du Québec qui prendrait la décision, a ajouté Mme Plante, en précisant qu'on n'en est pas là. Cette nouvelle disposition permettra par contre à la Ville de prendre des mesures plus rapidement, notamment pour mieux répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables, les sans-abris par exemple.

Ottawa fera passer la subvention salariale aux entreprises canadiennes, admissibles au programme d’aide, de 10 % à 75 % pour payer le salaire de leurs employés. La mesure sera rétroactive au 15 mars. Un programme de prêts pour les PME allant jusqu’à 40 000 $ sans intérêt pendant la première année sera aussi bientôt accessible, promet le premier ministre Justin Trudeau.

D'un point de vue plus global, les prévisions du directeur parlementaire du budget (DPB), Yves Giroux, sont pour le moins sombres. Pour l’exercice 2020-2021, le DPB prévoit en effet un déficit fédéral d'au moins 112,7 milliards de dollars, soit un bond de 89,5 milliards par rapport aux dernières prévisions.

Pendant ce temps, les entreprises du pays tentent comme elles le peuvent de se maintenir à flot. C'est le cas du Groupe Québecor qui affirme qu'il continuera à assurer tous ses services de communication (téléphone, Internet, télévision, etc.), mais qu'il doit suspendre plusieurs activités en raison de la fermeture des commerces ordonnée par Québec, ce qui se traduira par le licenciement temporaire de 10 % de sa main-d'oeuvre.

Or, il n'y a pas que Québecor qui a dû faire une annonce difficile à son personnel vendredi. Métro Média, qui produit entre autres le Journal Métro, devra licencier temporairement pas moins de 40 % de son personnel pour faire face à la pandémie de COVID-19. Les 25 journaux locaux de Montréal et de Québec continueront cependant d'être publiés.

Sur le terrain, les bureaux de Service Canada ferment leurs portes un peu partout au pays, alors que le nombre de cas de COVID-19 augmente et que ces employés sont réorientés vers d'autres services du gouvernement fédéral.

Ottawa conseille par conséquent aux Canadiens de présenter leurs demandes en ligne, mais affirme que des fonctionnaires prendront d’autres dispositions pour accompagner les citoyens qui ont besoin de services en personne.

Le bilan

Le Canada compte 4757 cas diagnostiqués de COVID-19 et 55 décès liés à la maladie. Les principales provinces touchées sont le Québec (2021), l’Ontario (993), la Colombie-Britannique (792) et l’Alberta (542).

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