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La communauté hassidique d’Outremont déplore un premier mort de la COVID-19

L’annonce du décès d’un des leurs sème l’inquiétude chez les hassidims du Québec.

Des juifs hassidiques marchent sur la rue Bernard, dans l'arrondissement d'Outremont.

Ce premier décès lié à la COVID-19 plonge la communauté dans l'inquiétude.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La première victime de la COVID-19 à Montréal résidait dans l'arrondissement d'Outremont. Dimanche soir dernier, un homme de 67 ans a commencé à présenter les symptômes associés au coronavirus. Il a été transféré à l’hôpital mardi et est décédé le lendemain. Le défunt fréquentait la synagogue Satmar, au coin des rues Hutchison et Saint-Viateur.

Ce premier décès plonge la communauté dans le deuil et l’inquiétude, selon Max Lieberman, qui dirige le comité d’action des hassidims contre la pandémie de COVID-19. Nous sommes en état de choc. Nous avons un mort, nous n’en voulons pas un de plus!

L'homme de 67 ans avait une dizaine d’enfants. C’était un homme calme et bon, se souvient M. Lieberman. On l’a enterré dès le lendemain de sa mort au cimetière juif hassidique situé à Sainte-Sophie, dans la région des Laurentides. Dans la tradition juive, on veut que le corps d’un défunt retourne à la terre aussi vite que possible.

Max Lieberman toussote au bout du fil. Il a mal à la tête et attend le résultat de son propre test de dépistage de la COVID-19. Comme bien des gens dans la communauté hassidique d’Outremont – qui compte plus de 2000 familles –, il est sur le qui-vive devant cet ennemi invisible qui rend ses amis et voisins nerveux.

C’est vraiment une situation difficile. Cela rappelle à tout le monde à quel point il est important de respecter les consignes, souligne Max Lieberman. L’homme d’affaires n’est pas en mesure de quantifier le nombre exact de personnes touchées par la COVID-19 au sein des groupes hassidiques d’Outremont. J’ai entendu parler personnellement de 10 ou 15 cas, mais nous n’avons pas de chiffres précis, explique-t-il.

De forts liens avec New York qui inquiètent

Le 9 et 10 mars dernier se tenait une fête extrêmement joyeuse dans le calendrier juif. Or, cette fête de Pourim est aujourd’hui source d’angoisse. Comme les groupes hassidiques de Montréal ont souvent des liens familiaux avec les membres de leurs congrégations établies dans la région de New York, on s’est rendu visite.

En outre, il est de coutume de célébrer, en cette période de l’année, des mariages. Là aussi, la parenté est venue de l’État de New York. Dans un mariage célébré à Montréal le 16 mars, l’un des deux parents de la mariée était atteint sans le savoir.

Il y avait 50 femmes et 50 hommes à ce mariage, réunis dans deux salles différentes. Même si on a installé les tables de façon à respecter la distanciation sociale, des appels circulent sur les réseaux sociaux. Si vous étiez à ce mariage, allez vous faire tester!!! Il y a plusieurs personnes qui étaient porteuses, pouvait-on lire dans un groupe privé.

La contagion à New York est inquiétante, notamment dans les communautés sœurs des hassidims du Québec, où les cas se multiplient. L’un des grands rabbins du groupe Satmar, Aaron Teitelbaum, qui vit dans l’État de New York, est lui-même atteint.

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