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Manque de constance aux postes de contrôle des frontières du Nouveau-Brunswick

Des automobilistes en provenance du Québec au poste de contrôle à l'entrée du Nouveau-Brunswick à Campbellton le 25 mars 2020.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

Au lendemain de l’installation des premiers postes de contrôle entre le Nouveau-Brunswick et les provinces voisines, il semble exister une certaine confusion au sujet de qui peut franchir la frontière provinciale sans devoir s’isoler pendant 14 jours, comme l’exige le gouvernement néo-brunswickois.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Dans les régions frontalières, ces règles annoncées en réaction à la pandémie de COVID-19, la maladie causée par le nouveau coronavirus, représentent un changement drastique à un geste anodin pour beaucoup de gens.

Il y a habituellement un fort achalandage de véhicules sur le pont interprovincial J. C. Van Horne, qui relie Campbellton au Nouveau-Brunswick et Pointe-à-la-Croix, au Québec.

Des automobiles immobilisées font la file.

Des automobilistes en provenance du Québec arrivent au poste de contrôle à l'entrée du Nouveau-Brunswick à Campbellton le 25 mars 2020.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Au lendemain de l’installation du poste de contrôle apparu mercredi après-midi, la mairesse de Campbellton, Stephanie Anglehart-Paulin, s’interroge sur la manière dont s’articulent ces nouvelles règles de santé publique.

Le message n'est pas clair avec trois départements du gouvernement, remarque-t-elle.

Stephanie Anglehart-Paulin dehors devant un banc de neige et une mangeoire d'oiseaux.

Stephanie Anglehart-Paulin, mairesse de Campbellton, le 26 mars 2020.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Elle se dit entièrement d’accord avec la décision de limiter les déplacements, mais se demande pourquoi des postes de contrôle ont été installés dans sa ville, alors qu’il n’y en a pas aux abords de l’autre pont interprovincial, 20 km plus loin.

Il n’y a pas de barrière, dénonce Mme Anglehart-Paulin. 

Ils partent du Nouveau-Brunswick, puis ils vont l’autre bord. Ils ne font même pas le tour! Ils s’en vont à Matapédia, puis ils s’en reviennent, s’insurge la mairesse. Ça n’a pas de bon sens, comme on dit. Ça prend de la constance, ça prend de la communication - on en a eu absolument zéro.

Jeudi matin, sur le pont J. C. Van Horne, la circulation était plutôt faible, mais constante dans les deux sens. Elle était majoritairement composée de camions lourds.

Une chaussée sale maculée de traces de pneus s'allonge sur un pont en direction d'un pic montagneux.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le pont interprovincial entre le Québec et le Nouveau-Brunswick à Matapédia, le 25 mars 2020.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Sur la route 2, près d'Edmundston, le poste de contrôle entre le Nouveau-Brunswick et le Québec recevait un flot constant de voitures.

Mais à l'extrême nord-ouest de la province, rien n'avait été mis en place jeudi à la frontière provinciale située près de Lac-Baker.

Un homme les bras écartés devant un monticule de neige sale.

Léo-Paul Charest.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Les nouvelles règles inquiètent Léo-Paul Charest, un ancien fonctionnaire du Nouveau-Brunswick qui habite maintenant de l'autre côté de la frontière, au Québec. Il traverse souvent la frontière provinciale.

Tous mes besoins essentiels [...] se trouvent au Nouveau-Brunswick, nous dit M. Charest. Donc en fait, je n'ai pas le choix d'aller au Nouveau-Brunswick si je veux aller, par exemple, à la banque, à la pharmacie, etc.

Un homme ébloui par le soleil donne une entrevue devant un grand pont.

Pascal Bujold, maire de Pointe-à-la-Croix, au Québec.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Je comprends que le monde ne pourra plus traverser chercher un café le matin ou chercher une petite pinte de bière de notre côté, mais il faut quand même que les liens essentiels soient conservés, maintient quant à lui Pascal Bujold, le maire de Pointe-à-la-Croix. 

Avec une pandémie qui évolue quotidiennement, personne ne peut prédire la durée de ces restrictions.

D’après le reportage de Serge Bouchard

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