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Le policier Éric Deslauriers aura droit à un nouveau procès

Éric Deslauriers au palais de justice.

Le policier Éric Deslauriers avait été condamné à quatre ans de prison pour homicide involontaire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Cour d’appel du Québec a cassé le jugement condamnant le policier Éric Deslauriers à quatre ans de prison pour l’homicide involontaire d’un jeune homme de 17 ans; un nouveau procès devra avoir lieu.

Dans une décision favorable rendue par deux des trois juges, la Cour accueille l’appel de M. Deslauriers et casse la condamnation faite par la juge Joëlle Roy de la Cour du Québec.

Éric Deslauriers a abattu David-Hugues Lacour, 17 ans, après une poursuite policière à Sainte-Adèle le 22 janvier 2014.

Le jeune homme était au volant d'un véhicule volé et s'était arrêté dans le stationnement d'une polyvalente à l'heure du dîner. Il a refusé d'obéir aux ordres du policier Deslauriers, qui a fait feu sur lui à deux reprises.

Lors du procès, l’accusé a invoqué la légitime défense, puisque le conducteur aurait eu l'intention de foncer sur lui avec sa voiture. Argument qui avait à l'époque été rejeté par la juge Roy.

Or, la Cour d’appel estime que l’analyse [de la juge Roy] de la défense soulevée par l’accusé était intimement liée à la trame factuelle qu’elle retenait. Peut-être aurait-elle évalué cette preuve différemment si elle avait eu le bénéfice des éléments de preuve additionnels que l’accusé cherchait à obtenir?, demande la Cour.

L’accusé s’est en effet vu refuser l’utilisation d’informations détenues par la Sûreté du Québec sur la victime comme éléments de preuve pour démontrer le risque pour la vie du policier lors de son intervention et, ainsi, appuyer son argument de légitime défense.

L’appelant me convainc que le portrait que la juge trace de la trame factuelle est déraisonnable et que cela a nécessairement eu un impact sur l’appréciation de ses moyens de défense, tranche le juge Jacques Chamberland, dont l’avis est partagé par le juge Mark Schrager.

La juge Nicole Duval Hesler proposait pour sa part le rejet de l’appel.

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