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Favoriser l'achat local devant un commerce international incertain

Le choc créé par la pandémie de COVID-19 marquera l'économie pour plusieurs années.

Le logo Aliments du Québec sur une bouteille de vin.

Plusieurs personnes proposent d'acheter des vins faits au Québec.

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Érik Chouinard

Pour faire face à la crise de la COVID-19, le premier ministre François Legault encourage les Québécois à acheter des produits locaux. Les initiatives se succèdent pour répondre à l'appel, malgré les fermetures de nombreux commerces.

Alexandre Jean a eu l’idée de dresser une liste collaborative (Nouvelle fenêtre) de commerces locaux offrant des produits en ligne.

Quand M. Legault a dit aux gens d’aller acheter en ligne, j’ai eu peur que le réflexe de bien des gens, ça soit d’aller sur Amazon, comme c’est un peu la solution facile, explique l'enseignant au secondaire de Québec.

Il a donc décidé de recenser les entreprises québécoises qui offrent la livraison, peu importe leur localisation dans la province.

Je trouve que c’était une bonne idée d’acheter local, mais je me suis rendu compte que c’était un peu compliqué sur Internet d’avoir accès aux entrepreneurs québécois, relate-t-il.

Avec un peu d'aide, Alexandre Jean a recueilli suffisamment de commerces puis a partagé sa liste sur Facebook.

Plein de gens sont ensuite venus me voir pour ajouter d’autres entreprises, alors j’ai pu continuer à ajouter des noms, poursuit-il.

Le commerce international de plus en plus incertain

Même si plusieurs produits ne sont disponibles qu'à l'étranger, la COVID-19 bouleversera le commerce international pour plusieurs années, prévient Bernard Beaudreau, professeur d’économie de l’Université Laval.

On n’a jamais eu de crise de cette ampleur, ce sont les fondements mêmes de notre économie qui sont bousillés, c’est énorme, s’étonne-t-il.

Le grand constat qu’il dresse est que plusieurs pays voudront sans doute rapprocher certaines productions qui avaient été délocalisées.

On le voit, ce que ça fait, avec les masques et les ventilateurs, les gens vont se dire que c’est mieux de les faire soi-même plutôt que de les importer, ajoute-t-il.

Le professeur explique que la différence de prix entre le local et les produits importés pourrait être réduite à mesure que le transport devient plus complexe et coûteux.

En plus des consommateurs, les grandes chaînes seront elles-mêmes incitées à offrir plus de produits locaux.

Ça pourrait devenir plus sécurisant pour les grossistes de faire affaire avec des producteurs locaux, souligne M. Barbeau.

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