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Télétravail et divertissement en ligne : les réseaux sont surchargés

Un modem internet.

Difficile de faire du télétravail quand la connexion internet n'est pas fiable.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Télétravail, jeux vidéo en ligne et plateforme de diffusion, les réseaux de télécommunications subissent une grande pression. Les travailleurs à la maison doivent souvent adapter leur technologie et les familles apprennent à se partager davantage le réseau.

Par les temps qui courent, il y a tellement de personnes en même temps sur internet qui téléchargent, que ce soit pour le télétravail, pour des films, des plateformes de jeux en ligne, tous les réseaux sont saturés partout dans le monde, affirme Martin Catudal, technicien senior chez Novotic Solutions Informatiques.

Cette semaine, Martin Catudal a atteint 40 heures de travail mercredi. Il s’occupe principalement de sécuriser la connexion des entreprises.

Une augmentation de 600 % des services web

Chez Facilis Global, une firme de développement logiciel qui développe des services de collaboration comme les partages d’écrans et de vidéoconférence, les demandes pour les services web ont connu une hausse de 600% en quelques jours. L’organisme offre notamment ses services au gouvernement du Québec.

un graphique à barres montre le nombre de connexions par jour.

Source : Facilis Global

Photo : Capture d'écran

Avec la situation actuelle de la crise de la COVID-19, c’est certain que peu importe le service technologique ou le numéro de téléphone, on va remarquer des réseaux saturés, que ce soit de téléphonie ou les réseaux internet, remarque Anaïs Néron, vice-présidente au développement corporatif chez Facilis Global.

Un tableau montrant le nombre de minutes de communication par jour.

Source : Facilis Global

Photo : Capture d'écran

Quelques conseils

Installer un routeur, par exemple, peut faire une bonne différence, selon le technicien senior Martin Catudal. En ayant un routeur qui permet de gérer le trafic, si vous avez des enfants qui jouent à la Playstation, vous ne serez pas pénalisé si vous faites du télétravail pendant ce temps-là, dit-il.

Un routeur sans fil de marque D-Link.

Installer un routeur peut permettre de mieux gérer le trafic internet.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Ouellette

Il conseille aussi au besoin d’augmenter la vitesse internet en modifiant le forfait auprès des fournisseurs.

Pour une vidéoconférence, Anaïs Néron conseille aux participants de se connecter à quelques minutes d’intervalle et non tous en même temps.

Pour les heures d’achalandage, il y a des heures conventionnelles comme 8 h, 9 h, 10 h ou 11 h, à des heures pile comme ça on peut s’attendre à une saturation des réseaux de téléphonie. Ce qu’on peut faire, on peut débuter la conférence téléphonique à 8 h 45 à la place de 9 h, souligne Anaïs Néron.

Aussi, elle suggère d’éviter de faire des vidéoconférences si les conversations peuvent se faire lors d’un appel vocal et d’utiliser une ligne terrestre à la place du téléphone cellulaire.

Sébastien Lemire répond à une question d'un journaliste qui l'enregistre avec son téléphone.

Sébastien Lemire, député fédéral de la circonscription Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Le député d’Abitibi-Témiscamingue a aussi remarqué la lenteur des réseaux. Ça dépasse malheureusement internet, c’est aussi le réseau cellulaire. Comment on a été au courant de ça, c’est que les gens avaient de la difficulté à nous rejoindre au bureau de député parce que le réseau est saturé. Donc, c’est une problématique complètement inacceptable, surtout dans un contexte de crise et de confinement comme on le vit présentement, affirme Sébastien Lemire.

On devrait avoir la même qualité de service que partout ailleurs, malheureusement, ce n’est pas le cas.

Sébastien Lemire, député d'Abitibi-Témiscamingue

Sébastien Lemire souhaite que tous les citoyens de la région puissent se servir de réseaux internet et cellulaire adéquat pour le télétravail et les appels d’urgence. Je vais faire un appel un peu plate à faire dans les circonstances, mais c’est d’inviter les gens qui utilisent la connexion internet particulièrement dans ce moment de confinement et surtout le jour, de baisser la résolution de la vidéo écoutée en streaming, les jeux en ligne peut-être essayer de les garder pour le soir pour essayer de donner le plus d’espace à la bande passante pour aider ceux qui sont en situation de travail ou en situation d’urgence. Les petits commerçants ont beaucoup d’initiatives créatives, mais pour ça, il faut avoir accès au réseau, lance le député d’Abitibi-Témiscamingue.

Il invite la population à lui faire part de ses préoccupations. Allez sur mon site internet, www.lemire.info (Nouvelle fenêtre), évidemment s’ils sont capables d’y avoir accès.

Vers une diminution de la demande

Les techniciens informatiques ont beaucoup de travail en ce moment, mais le fondateur de Novotic Solutions Informatiques s’attend à un essoufflement de la demande. Sylvain Dupuis s’inquiète pour les heures de travail de ses deux employés qui s’occupent de la gestion et la sécurité de réseaux d’entreprises. La majorité de mes clients habituels sont en effectifs réduits ou en opération minimum. Si on prend l’exemple des clients dans le domaine minier, qui ferment la plupart de leurs sites, ils sont en mode maintenance, alors il y a à peu près pas ou peu de demandes, dit-il.

Alors que les fournisseurs internet sont très sollicités, la Gestion de l’inforoute régionale de l’Abitibi-Témiscamingue (GIRAT) est beaucoup moins en demande qu’à l’habitude.

Avec son réseau large bande, l’organisme à but non lucratif fournit l’internet aux municipalités, MRC, commissions scolaires, Cégep et université. La consommation a largement diminué, si bien que le directeur général, Marc Buteau, a offert de mettre le réseau du GIRAT à la disposition du Cégep et de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue en cas de besoin.

Le projet Mobile A-T pour améliorer la desserte cellulaire dans la région n’accuse pas de retard pour l’instant. Il n’y a aucun délai anticipé par rapport à l’installation [de tours] annoncée, entre autres pour l’été prochain. Ce projet-là va rondement, mais le GIRAT comme tel, je vais vous dire qu’il est en hibernation présentement, considérant que les utilisateurs du réseau sont tous en congé forcé, explique Marc Buteau, directeur général du GIRAT.

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