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La Ville de Québec va entreposer 80 % de son recyclage

Des employés trient le contenu de bacs de recyclage dans une usine.

Un centre de tri de matières recyclables (archives)

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

Olivier Lemieux

La Ville de Québec veut éviter à tout prix d’augmenter la quantité de matières qu’elle achemine vers son incinérateur. Aux prises avec la fermeture de son centre de tri en raison du coronavirus, l’administration Labeaume entreposera la majeure partie des matières recyclables recueillies au cours des prochaines semaines.

On s’est entendu pour que le centre de tri fonctionne à 20 % de ses capacités, a déclaré le maire Labeaume en fin d’après-midi jeudi.

Selon lui, c’est la seule façon de permettre à la Société VIA de poursuivre ses activités à Québec, elle qui gère quatre centres de tri en province, dont deux dans la région de la Capitale-Nationale.

Le maire Labeaume en conférence de presse.

Le maire Régis Labeaume a fait le point sur la collecte de matières recyclables à Québec.

Photo : Radio-Canada

Pour des raisons sanitaires, l’entreprise avait annoncé la fermeture de ses installations jeudi matin. Or, la direction a finalement accepté de traiter un volume réduit de matières à Québec, ce qui permet d’assurer la sécurité des employés.

Au total, une douzaine de travailleurs vont permettre d’assurer le tri au cours des prochaines semaines.

On est bien fiers d’eux autres et on les remercie, a souligné le maire Labeaume.

Entreposage intérieur

Au total, 80 % de la collecte des bacs bleus prendra le chemin de l’entreposage. Les matières seront pressées de façon à confectionner des ballots.

La Ville de Québec calcule que 1000 tonnes de matières recyclables seront ainsi stockées chaque semaine.

Des matières recyclables.

Des matières recyclables.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Afin de préserver la qualité de la matière, les ballots seront stockés à l’intérieur jusqu’à nouvel ordre.

On est capables d’être trois semaines à l’intérieur, a assuré Régis Labeaume.

L’objectif est de recommencer à vendre les matières sur les marchés internationaux une fois la crise de la COVID-19 passée.

Notre dossier COVID-19 : les services ouverts ou fermés dans votre région

Impacts économiques en vue?

L’administration Labeaume admet que si les mesures de confinement devaient perdurer, l’espace d’entreposage pour le recyclage pourrait venir qu’à manquer.

Si la Ville se voit contrainte de détourner le contenu du bac bleu vers son incinérateur, les frais de traitement risquent d’exploser.

Photo de l'extérieur de l'incinérateur de Québec en novembre 2017 pendant qu'un camion à ordures entre sur le site.

Un camion d'ordures arrive à l'incinérateur de Québec.

Photo : Radio-Canada / Steve Breton

À Québec, l’incinération coûte 18 fois plus cher aux contribuables que le recyclage.

Il y a toujours des impacts financiers, a admis Régis Labeaume, assurant que la Ville prendrait les meilleures décisions le moment venu.

Appel à la population

Pour le moment, la Ville de Québec demande à la population d’être particulièrement vigilante quant aux matières qui sont déposées dans les bacs bleus.

Avec des effectifs réduits, les activités au centre de tri ne pourront pas être optimales sans l’effort de tout le monde.

Alors que plusieurs citoyens se lancent dans des travaux de rénovation, Régis Labeaume rappelle que les rebuts de construction n’ont pas leur place parmi les matières recyclables.

Ne mettez pas ça dans le bac bleu, a-t-il indiqué. Vous allez étouffer le système.

Les citoyens qui profitent du confinement pour rénover devront cependant eux aussi stocker leurs résidus. Les écocentres de la Ville sont fermés pour une durée indéterminée en raison de la pandémie.

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