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L’Université du Manitoba lance des essais cliniques sur l’hydroxychloroquine

Un homme en sarrau tient deux plaquettes de comprimés.

De récentes recherches sur la chloroquine et l'hydroxychloroquine indiquent que ces médicaments destinés à rétablir des immunodéficiences pourraient aider à contenir la propagation du nouveau coronavirus.

Photo : Getty Images / Gérard Julien

Radio-Canada

La Faculté des sciences de santé Rady, de l’Université du Manitoba, lance des essais cliniques pour déterminer si l’hydroxychloroquine est un médicament qui peut prévenir ou ralentir les effets de la COVID-19. Elle cherche à présent des volontaires pour les tests.

Nicole Marten fait partie de l’équipe de chercheurs qui va participer à ce projet. Elle explique ce qu’est l’hydroxychloroquine.

Le médicament est approuvé par Santé Canada pour le traitement de maladies comme la polyarthrite rhumatoïde, le lupus et aussi les crises aiguës du paludisme, dit Nicole Marten.

Après que de premiers tests, notamment en France, ont semblé montrer que le médicament pourrait être utile pour réduire les symptômes, les chercheurs veulent en avoir la certitude.

Un essai clinique est urgent pour que nous sachions si le médicament devrait être utilisé ou non, explique Nicole Marten.

Cette étude se fait en partenariat avec l’Université du Minnesota, l’Université McGill et en accord avec Santé Canada.

Concrètement, l’essai se fera donc sur des volontaires.

Nous recherchons des volontaires de plus de 18 ans qui ont la maladie ou qui ont été exposés à des individus avec le virus. Le contact doit s’être produit au cours des quatre derniers jours. Ils ne doivent présenter aucun symptôme, précise la chercheuse.

Les volontaires seront suivis durant deux semaines. Après leur inscription au programme, ils devront prendre le médicament pendant cinq jours et répondre à des enquêtes en ligne.

Si les volontaires tombent malades pendant ces deux semaines, il y aura des suivis par questionnaire en ligne toutes les deux semaines jusqu’à 90 jours, explique Nicole Marten.

Cette dernière conseille au public de ne pas s’automédicamenter avec l’hydroxychloroquine. Elle précise que, s’il y a lieu de suivre un traitement, il doit être surveillé par un médecin. Elle indique de plus que, dans près de 10 % des cas, il existe des effets secondaires, notamment des maux de ventre et des nausées.

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