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Les mises à pied se multiplient dans les grandes industries de la Côte-Nord

Pelle mécanique d'Arcelor-Mittal au mont Wright, près de Fermont

Une pelle mécanique d'Arcelor-Mittal au mont Wright, près de Fermont (archives)

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Radio-Canada

Après des centaines de mises à pied dans le domaine forestier et des pâtes et papiers, c’est au tour de l’industrie minière de remercier des employés en raison de la réduction de l’activité industrielle ordonnée par le gouvernement Legault.

300 travailleurs syndiqués faisant du navettage ont été mis à pied à Mont-Wright, la mine d'ArcelorMittal à Fermont, selon le représentant du syndicat des Métallos, Yves-Aimé Boulay.

Le représentant syndical estime que cette décision a été prise par la minière pour se conformer aux directives gouvernementales, dans le contexte de la pandémie de la COVID-19.

Plusieurs autres mesures sont prises par la compagnie pour éviter la contagion rapporte Yves-Aimé Boulay.

Il y a des mesures de prise de température qui devraient commencer dans le courant de la journée... si ce n’est pas commencé depuis ce matin. Et beaucoup de mesures d'hygiène qui sont mises en place. La conciergerie fait beaucoup plus de désinfection. On vérifie dans les salles de cafétéria à ce que les distances soient respectées, rapporte le représentant syndical.

La mine de Mont-Wright compte habituellement 1600 travailleurs syndiqués. Pour le moment, aucune autre mise à pied n'a été signalée par le Syndicat des Métallos.

Mises à pied prévues chez la SFPPN

Des lettres de mise à pied ont été envoyées aux 220 employés de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN).

Pour le moment, la société n'est pas en mesure de confirmer combien d'employés conserveront leur emploi pendant la pandémie de COVID-19.

Selon le porte-parole de la SFPPN, Frédérick Jolicoeur-Tétreault, le nombre de travailleurs sur le site sera ajusté en fonction de l'activité minière dans la région.

Pour l'instant, on évalue avec nos clients et nos partenaires toutes les options pour se conformer aux demandes du gouvernement, pour protéger nos actifs et permettre une reprise rapide des activités lorsque le gouvernement va en donner l'autorisation. Ceci étant dit, tous les employés mis à pied seront payés 14 jours suivant la réception de l'avis de mise à pied, soit le 25 mars 2020, indique M. Jolicoeur-Tétreault.

Par ailleurs, le porte-parole affirme que la SFPPN a pris plusieurs mesures visant à réduire la contagion au sein des employés qui demeureront en poste.

La prise de température corporelle des travailleurs a été instaurée cette semaine, afin de déceler rapidement des cas d'infection au nouveau coronavirus.

Maintien des activités à IOC

Sur la Côte-Nord et au Labrador, la compagnie IOC a été autorisée à poursuivre ses activités. Le Québec considère qu’il agit d’une industrie essentielle. Ni les services portuaires ni le transport ferroviaire ne sont soumis à l’exigence de fermeture des entreprises.

À Terre-Neuve, le secteur n’est pas touché par les fermetures.

Le navettage a par contre été suspendu au Labrador pour les employés et les contractuels. L’impact de cette mesure est limité puisque la grande majorité des employés d’IOC au Labrador sont des résidents locaux.

IOC a mis en place différentes mesures pour assurer la sécurité et la santé de ses travailleurs. Ainsi, tous les employés de retour de voyage ou à risque sont placés en isolement préventif.

Les cadres et des employés dont la présence sur les sites miniers n’est pas essentielle effectuent du télétravail. Plus aucun visiteur n’est accepté sur les sites, hormis ceux dont la présence est nécessaire à la poursuite des activités. De nouvelles mesures d’hygiène ont été imposées.

Les travailleurs et entrepreneurs doivent dorénavant remplir un questionnaire sur leur état de santé.

Les opérations se poursuivent aussi à la mine Tio près de Havre-Saint-Pierre. Dans l'entreprise qui appartient à Rio Tinto, comme IOC, la température des employés est prise à l’entrée des sites. Les horaires de travail ont été adaptés pour minimiser les interactions entre les employés dans les trains et à la cafétéria.

Il n’y a eu aucune mise à pied jusqu’à présent à Havre-Saint-Pierre.

Avec les informations de Marc-Antoine Mageau

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