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COVID-19 : des employées qui ne se sentent pas en sécurité veulent connaître leurs droits

Gros plan sur un masque de protection N95.

Certaines travailleuses en Saskatchewan expriment leurs inquiétudes sur les mesures de prévention prises par des entreprises dans la province et refusent de travailler dans un environnement qu'elles ne trouvent pas sécuritaire.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Samuel Desbiens

Même si le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, estime qu’il incombe aux entreprises toujours ouvertes de mettre en place des mesures adéquates pour prévenir la propagation de la COVID-19, plusieurs travailleuses estiment ne pas se sentir en sécurité dans leurs emplois respectifs depuis le début de la crise.

Tous les lieux de travail et les organisations devraient mettre en oeuvre leur plan pour poursuivre leurs activités, évaluer les risques d’exposition au virus et prendre des décisions opérationnelles en conséquence, soulignait en début de semaine Scott Moe à propos des mesures de distanciation sociale qui doivent être prises par les entreprises.

Or, il semble que tous les lieux de travail comme les hôtels, qui sont toujours ouverts en Saskatchewan, n’ont pas de directives claires à cet effet.

Une réceptionniste du Motel 6 à Swift Current, Karen Thibodeau, exprime de sérieuses inquiétudes à l’idée de se présenter au travail durant la pandémie parce qu’elle est quotidiennement en contact avec des clients et circule dans des espaces restreints.

Je ne veux pas me mettre en danger pour le peu d’argent que je gagne à cet endroit. Je ne dis pas que c’est un mauvais hôtel. Je voudrais seulement que tout le monde soit en sécurité, dit-elle, tout en ajoutant qu’elle a accueilli la semaine dernière des voyageurs en provenance du Québec et de la Californie.

Après avoir demandé à ses patrons de rester à la maison dimanche et lundi, Karen Thibodeau a reçu des réponses qu’elle juge contradictoires : on comprenait qu'elle ne veuille pas se présenter au travail, mais ce faisant, elle n’aurait pas droit à l’assurance-emploi.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

De son côté, l'employée d’une clinique qui souhaite demeurer anonyme par crainte de perdre son emploi, admet avoir vécu une situation similaire avant de finalement opter pour un congé sans solde.

Avant même que le premier cas de COVID-19 ne soit signalé dans la province, elle a demandé à être équipée convenablement avec un masque, des gants, des habits et des lunettes de protection pour traiter ses patients, mais on aurait rejeté sa demande.

[Les responsables] étaient simplement convaincus que les chances que la maladie arrive à Regina étaient trop faibles, explique-t-elle.

Cette employée ajoute que la clinique a aussi pris passablement de temps avant de refuser de traiter les patients qui prenaient un rendez-vous à l’intérieur de la fenêtre de 14 jours où ces derniers devaient rester à la maison après avoir voyagé.

C’est très décourageant, car c’est nous qui sommes exposés constamment et nous n’avons pas les ressources pour bien faire notre travail, conclut-elle.

Une pancarte qui montre qu'un commerce est ouvert au public.

La loi sur l'emploi en Saskatchewan permet aux travailleurs de refuser de faire un travail s'ils considèrent que leur environnement de travail n'est pas sécuritaire.

Photo : CBC

Droit de refus de travailler dans des conditions dangereuses

Selon la loi sur l’emploi en Saskatchewan, les travailleurs peuvent signaler des problèmes de sécurité dans leur lieu de travail respectif, mais aussi refuser de faire les tâches qui y sont liées s’ils ont des motifs de croire que l’environnement de travail est dangereux pour leur santé ou leur sécurité.

Toutefois, les demandes des travailleurs doivent d’abord être soumises à un superviseur ou à un comité de santé et de sécurité au travail.

Si ces dernières ne sont pas traitées, elles peuvent être acheminées à la Division de la santé et de la sécurité du ministère des Relations et de la Sécurité en milieu de travail.

Avec les informations de Kendall Latimer

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Saskatchewan

Prévention et sécurité