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Un programme de parrainage pour personnes âgées dans une épicerie du Témiscamingue

Un homme consulte sa liste d'épicerie sur son cellulaire alors qu'il marche dans un supermarché.

Des gens au Témiscamingue se sont portés volontaires pour faire l'épicerie de personnes âgées.

Photo : iStock / monkeybusinessimages

Tanya Neveu

Le Provigo de Ville-Marie fait appel à la générosité des gens pour aider les personnes âgées en s'occupant des achats de celles-ci à l’épicerie.

Le commerce a lancé un appel sur les médias sociaux pour trouver des parrains et marraines qui pourraient venir en aide à sa clientèle plus vulnérable en faisant leur épicerie.

Et les gens ont répondu rapidement.

Surcharge de commandes

Les personnes âgées, surtout celles qui ne sont pas branchées à Internet, appellent directement à l’épicerie pour faire préparer leur commande.

Un panier d'épicerie sur un clavier d'ordinateur.

Les épiceries ont connu une hausse subite des commandes en ligne et par téléphone, ce qui allonge considérablement les délais de livraison.

Photo : iStock

Cependant, pour les commandes en ligne chez Provigo, il y a actuellement un délai de trois jours avant de les recevoir et les employés sont débordés. Devant cette situation, le propriétaire de Provigo Ville-Marie, Denis Nolet, a eu une idée.

À toutes les fois que quelqu’un m’appelle pour faire une commande, je les transfère à un parrain ou une marraine et ce sont eux qui font les commandes, explique-t-il.

Les visages de l’entraide

En moins de 24 heures, les parrains et les marraines sont devenus plus nombreux que les gens dans le besoin.

C’est la solution que j’ai trouvée et à date, j’ai déjà une dizaine de personnes qui sont parrainées, se réjouit Denis Nolet.

Renée Lessard tentera de répondre aux besoins de trois personnes de 70 ans et plus de Ville-Marie.

Elles vont m’appeler, elles vont me donner leur liste d’épicerie. Je vais me déplacer et aller faire leur épicerie et je vais leur livre devant la porte ou dans leur voiture. J’ai un peu de temps et j’avais envie d’aider, explique-t-elle.

Adèle Beauregard a aussi répondu à l’appel. Elle constate déjà la reconnaissance des personnes à qui elle donnera un coup de main.

Je ne les connaissais pas là. [Elles étaient] tellement contentes. Déjà au téléphone, tu entends le sourire dans leur voix. Elles me disaient: "Vous feriez ça pour moi ?" C’est la moindre des choses, dans toute société civilisée, c’est la base de s’entraider, croit-elle.

La nouvelle marraine espère que des initiatives comme celle-ci seront prises dans tous les secteurs du Témiscamingue.

Alpha-Témis aussi adapte ses services

Toutes les rencontres de groupe étant annulées, l’organisme en alphabétisation propose à la population des formations par téléphone. Plusieurs formations ont été développées sur les achats en ligne, le bien-être et l'éducation.

On contacte tous nos membres, un par un, on prend de leurs nouvelles. On leur offre du soutien à distance pour apprendre à faire l’épicerie en ligne, déposer un chèque, connaître les services en région. On a aussi construit une liste d’applications basées sur le bien-être et l’éducation. On retrouve des activités de relaxation, de concentration et des méthodes pour communiquer avec les proches, explique la directrice générale d’Alpha-Témis, Kim Morin Perron.

Alpha-Témis compte plus de 150 membres au Témiscamingue, mais les services de l’organisme s’adressent à toute la population.

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Abitibi–Témiscamingue

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