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Passer son confinement sur une île paradisiaque

Marie-Claude Toutant sur une plage aux Philippines.

Marie-Claude Toutant sur une plage aux Philippines, lors d'un voyage en 2019.

Photo : Marie-Claude Toutant

Radio-Canada

Alors que des milliers de ressortissants canadiens ont tout fait pour rentrer au pays, d’autres décident de rester à l’étranger malgré la crise du coronavirus. La Trifluvienne Marie-Claude Toutant est actuellement sur l’île Siargao aux Philippines.

Ce voyage était prévu depuis près d’un an. La femme de 38 ans a même laissé derrière elle son entreprise Fleurs et Cie. Elle est arrivée sur l’île le 28 février et est logée à l’auberge de jeunesse où elle travaille.

J’ai attrapé un rhume quand je suis arrivée ici. J’essaie de rester confinée. Je n’ose pas aller à la pharmacie ou tousser en public par les temps qui courent, raconte, le sourire aux lèvres, Marie-Claude Toutant.

La Trifluvienne assure que le moral est bon. Ça va super bien.

Les autorités des Philippines ont interdit l’arrivée de tout nouveau visiteur sur l’île le 10 mars. L’information préliminaire reçue était que tous les étrangers devaient quitter, mais le ton s’est assoupli quelques jours plus tard.

J’ai demandé à ma patronne si j’avais toujours un travail, parce qu’évidemment, on n’a presque plus de clients à l’auberge. Elle m’a dit de ne pas m’inquiéter qu’on s’occuperait du jardin et qu’on irait faire du surf en attendant que ça revienne à la normale.

Pour ceux qui ont décidé de rester sur l’île, impossible d’en sortir. Il faut une passe pour avoir le droit d’aller dans d’autres municipalités. Résultat : il n’y a aucun cas de coronavirus sur l’île.

On a eu la visite des autorités de la santé, il y a trois jours. Ils nous ont donné de l’information, se sont assurés qu’on allait bien, raconte Mme Toutant.

Le gouvernement local a même assuré faire preuve de flexibilité pour les visas si le confinement devait durer plus longtemps que prévu.

J’ai un visa de six mois, mais il assure qu’ils vont nous aider par rapport à nos visas si ça dure. J’étais partie cinq à six mois pour me trouver un travail ici, mais si ça dure un ou deux ans, ce n’est pas grave, assure la Trifluvienne.

Siargao est normalement une île qui accueille de nombreux touristes. Depuis le début de la crise, les restaurants et bars ont fermé leurs portes. Le rythme de vie a complètement changé.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

On s’occupe comme on peut. Mon niveau de stress a beaucoup baissé. Je passe mes journées à lire, à construire un gym extérieur avec les bambous qu’on trouve. J’explore l’île aussi avec mes amis locaux quand c’est possible, relate-t-elle.

Depuis peu, les autorités locales permettent d’aller à la plage, mais pas de se baigner. La distance sécuritaire de deux mètres entre tous doit être observée en tout temps.

On ressent moins la peur des locaux à notre endroit qu’au début de la crise. Il y a plus d’échanges avec eux que lorsqu’il y avait beaucoup de touristes. Je me sens bien, conclut-elle.

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