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Plus de demandes, moins de revenus dans les banques alimentaires de la Côte-Nord

Des aliments prêts à être donnés

Les tablettes du Comptoir alimentaire de Sept-Îles. (Archive)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Même avec l’aide de deux millions de dollars annoncée par le gouvernement provincial pour les banques alimentaires, traverser la crise ne sera pas facile pour ces organismes. Alors que la demande en dépannage alimentaire est croissante, les sources de revenus et de nourriture elles, sont en péril.

Le comptoir alimentaire de Sept-Îles (CASI) recevra environ 20 000 $ du deux millions $ offert par le gouvernement provincial aux banques alimentaires du Québec. Un montant qui ne représente qu’une petite portion des besoins de l’organisme.

On distribue 50 000 $ par mois. [20 000$], ça fait deux semaines, avec nos clients réguliers. Et si on pense augmenter de 70 %, 80 % ou 100 % la demande, il faut vraiment y aller de façon stratégique pour être capable de faire face à plusieurs mois, explique Guy Berthe, président du CASI, en entrevue à l’émission Bonjour la Côte.

Comme le mentionne M. Berthe, la demande d’aide sera vraisemblablement en hausse au cours des prochains mois.

Guy Berthe, porte-parole du Comptoir alimentaire de Sept-Îles

Guy Berthe, président du Comptoir alimentaire de Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / Audrey Beauchemin

À l’Escale, le comptoir alimentaire de Baie-Comeau, l’augmentation de la demande en aide alimentaire est déjà évidence. Cette semaine uniquement, la banque alimentaire a reçu 40 demandes de dépannage d’urgence et compte 12 nouveaux clients.

Dans la dernière année, on avait eu plus de 100 nouveaux clients [...] donc on se rend compte que 12 nouvelles demandes en une semaine, en plus des régulières, ça va bouger prochainement d’après-moi, prévoit Josée Gagnon, présidente de l’Escale.

Le CASI espère pouvoir répondre à un plus grand nombre de demandes pour au moins trois, notamment en diminuant la valeur des paniers distribués. L’organisme espère aussi pouvoir distribuer des bons d’achat d’épicerie aux nouvelles personnes qui feront des demandes d’aide alimentaire.

Baisse de revenus

Non seulement la pandémie affecte les opérations des comptoirs alimentaires, mais elle freine aussi leurs efforts de financement. La majorité des organismes qui viennent en aide aux gens étaient en collecte de fonds ce printemps, explique Guy Berthe.

Nous c’est 60 000 $ qui ne rentreront pas après l’annulation d’un souper de crabe, indique M. Berthe pour communiquer l’ampleur du manque à gagner.

La récupération alimentaire en épicerie est aussi plus difficile.

La semaine dernière, la récupération alimentaire, qui correspond à 90 % de ce nous on redistribue, était en diminution, dit Guy Berthe.

Situation similaire au comptoir alimentaire l’Escale de Baie-Comeau, où la récupération en épicerie est à l'arrêt depuis le début de la crise de la COVID-19 au Québec.

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