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Les appels en forte hausse à la ligne régionale de prévention du suicide

Casque d'écoute déposé sur un clavier d'ordinateur.

L'organisme Besoin Aide 24/7 observe une huasse des appels et se dit prêt à faire face à la situation.

Photo : iStock

Marc-André Landry

La ligne d’intervention en prévention du suicide vit une forte hausse des appels depuis le début de la crise du coronavirus.

Selon la directrice générale de l’organisme Besoin d’aide 24/7, Marianne Chouinard, le service régional traite de 20 à 30 appels par jour, soit plus du double de la normale. Elle confirme que le niveau de stress et d’anxiété a clairement monté dans la population depuis les premières mesures mises en place par le gouvernement Legault.

Habituellement, nous recevons plus des appels de désorganisation psychosociale, mais là c’est vraiment plus de l’angoisse, explique-t-elle. Le fait qu’on ne sait pas combien de temps la crise va durer ou quelle tangente tout ça va prendre, ça fait clairement monter l’anxiété des gens. On voit que les angoisses ont tendance à monter le soir. Les gens se demandent aussi comment ils vont payer leurs choses.

Un homme porte ses mains à la tête.

Plusieurs travailleurs mis à pied en raison de la pandémie vivent de l'anxiété par rapport à leur situation financière.

Photo : iStock

Prêts pour la crise

L’équipe d’une dizaine de professionnels qui œuvrent à Besoin d’aide 24/7 est en mesure de répondre à la demande, assure la directrice générale. Il est possible de les joindre au 1-866- 277-3553.

Les gens doivent savoir que le service est là pour eux, 24 heures sur 24, souligne Marianne Chouinard. Ils ont accès à des professionnels, pas des bénévoles. C’est gratuit, c’est confidentiel et l’aide est accessible très rapidement. On va creuser avec vous les sources de vos anxiétés et on va vous outiller pour vous aider à la faire descendre. D’autres services peuvent aussi être offerts, dont du suivi individuel au besoin.

Elle se dit également confiante pour la suite des choses, malgré l’incertitude qui règne dans la population et le risque d’escalade de la crise.

De faire face à situation très difficile, de crise aiguë, c’est notre métier, notre pain quotidien, rappelle la directrice générale. Les gens n’ont pas de point de repère, parce que c’est la première fois qu’une chose de cette envergure arrive, et c’est mondial. Certains gens peuvent craindre la fin du monde. Il faut arriver à rationaliser les gens pour faire diminuer l’anxiété.

Assurer la santé des intervenants

L’organisme régional dit aussi suivre attentivement l’état de santé physique et mentale des membres de son équipe d’intervenants durant cette période intense.

On fait habituellement des suivis cliniques une fois par semaine avec chacun d’entre eux, mais là on le fait à tous les jours. Ils reçoivent l’angoisse des gens et font des interventions, mais eux-mêmes vivent des choses difficiles dans leur propre vie. On est plus rigoureux dans l’accompagnement personnel de nos gens pour s’assurer que tout le monde va bien, conclut Marianne Chouinard.

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Abitibi–Témiscamingue

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