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De retour du Portugal, il somme les Canadiens de prendre la COVID-19 au sérieux

Un couple de touristes pris en photo devant une plage européenne.

Rénald Sanscartier et sa conjointe, Thuy Tien Mai, lors de leur voyage en Espagne et au Portugal.

Photo : Courtoisie / Rénald Sanscartier

Radio-Canada

Rénald Sanscartier est en quarantaine chez lui, à Saint-Boniface en Mauricie, depuis son retour du Portugal, le 20 mars dernier. « J’espère qu’on n’en arrivera pas à ce point-là au Canada. Parce que ça n’a rien de drôle. »

Le voyage organisé auquel prenaient part Rénald Sanscartier et sa conjointe les a fait visiter l’Espagne et le Portugal du 21 février au 20 mars.

Rapidement, la situation a dégénéré. Au début, c’était correct, mais une dizaine de jours plus tard, la pression a commencé à monter petit à petit à cause du coronavirus, raconte-t-il.

Les restaurants et les boutiques se sont mis à fermer. Les habitants locaux se montraient de moins en moins aimables avec les touristes.

Le périple de Rénald Sanscartier s’est terminé à Albufeira, une ville de 35 000 habitants de l’extrémité sud du Portugal.

Les visites organisées pour le groupe de touristes ont pour la plupart été annulées. Dans les rues, il n’y avait plus qu’une poignée de voyageurs; tous les Portugais étaient désormais confinés dans leur maison.

Il n’y avait plus aucun employé dans le métro, toutes les guérites étaient ouvertes : on prenait le métro comme on voulait. Il n’y avait que le conducteur.

Rénald Sanscartier

Les gens ont commencé à avoir peur au sein du groupe de voyageurs duquel faisait partie le couple. Certains voulaient s’en aller avant la fin. […] Ils ont, avec difficulté, trouver des vols, mais ont dû payer 2500 ou 3000 $ par billet.

La situation déjà tendue l’était encore davantage pour Rénald Sanscartier et sa conjointe, qui est d’origine asiatique. Dès la première semaine, elle a vécu du profilage racial. Les femmes de ménage ne voulaient plus faire le ménage dans notre appartement [pensant qu’elle était Chinoise, alors qu’elle est Canadienne d’origine vietnamienne]. Il a fallu que le directeur de l’hôtel s’en mêle.

La tension s’est fait sentir jusqu’à la toute fin du voyage. À l’aéroport de Lisbonne, plusieurs membres du personnel refusaient de répondre aux questions des touristes, les sommant de s’éloigner.

Comble de malheur, le vol que devaient prendre les touristes québécois n’était plus affiché nulle part sur les écrans qui affichaient les départs. On s’est revirés de bord; on est arrivés à Toronto, plutôt que de passer par Bruxelles.

Il était temps qu’on parte. Vraiment.

Rénald Sanscartier

De retour à la maison depuis quelques jours, Rénald Sancartier implore ces concitoyens québécois et canadiens de prendre au sérieux la crise sanitaire et les mesures de santé publique pour prévenir la propagation de la COVID-19. J’espère qu’on n’en arrivera pas ici comme au Portugal; c’était vraiment un état de guerre.

En date de jeudi matin, le Portugal compte 3544 cas recensés de COVID-19; 60 personnes en sont mortes. Sa voisine, l’Espagne, est durement touchée par la pandémie, avec 56 188 cas confirmés et 4089 morts.

Source : Johns Hopkins University (Nouvelle fenêtre)

Un texte de Michelle Raza avec les informations de Maude Montembeault

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Mauricie et Centre du Québec

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