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Coronavirus : le pire est à venir pour les banques alimentaires gaspésiennes

Des étalages de nourriture non périssable.

La crise du nouveau coronavirus n'épargne pas les banques alimentaires.

Photo : Radio-Canada / Étienne Dumont

Les banques alimentaires gaspésiennes s’attendent à faire face à un nombre plus élevé de demandes dès la semaine prochaine en raison des conséquences de la pandémie de la COVID-19.

Les directions de ces organismes prévoient d’importantes augmentations des besoins avec les récentes mises à pied liées au nouveau coronavirus.

C'est le cas notamment de la Source alimentaire Bonavignon, qui demande l’aide de la population en dons de nourriture, d’argent ou de temps, indique la directrice Suzanne Lamarre.

Des boîtes de conserve sont empilées sur une table.

Plusieurs banques alimentaires craignent de manquer de denrées non périssables.

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Tous les dons sont importants, insiste-t-elle. On va être là pour les gens qui vont avoir besoin d’aide. On invite la population à donner du temps, mais on est quand même très bien soutenus. C’est vraiment beau de voir l'intérêt des gens à donner du temps.

Mme Lamarre rappelle que les bénévoles habituels sont souvent âgés de 70 ans ou plus et qu'ils ne peuvent plus sortir.

Suzanne Lamarre espère recevoir une part de l’aide gouvernementale de 2 millions de dollars annoncée par le gouvernement de François Legault pour aider les banques alimentaires, mais rien n’est précisé quant à la répartition de cette aide qui couvre tout le Québec.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

À Matane, la directrice de la Cuisine collective, Hélène Jolicoeur, signale que le nombre de demandes n'a pas changé pour le moment, mais que la semaine prochaine sera difficile.

Elle remercie les personnes et les entreprises qui ont déjà fait des dons.

Cuisine collective.

La Cuisine collective de Matane s'attend à ressentir les contrecoups de la fermeture de plusieurs commerces.

Photo : Radio-Canada.ca

On se prépare activement, souligne-t-elle. C’est certain qu’on va avoir les contrecoups des fermetures de tous les commerces et des entreprises annoncées lundi.

On s’attend à voir beaucoup de monde qui n’[a] jamais eu recours à nos services.

Hélène Jolicoeur, directrice de la Cuisine collective

Comme Suzanne Lamarre, Hélène Jolicoeur se dit reconnaissante à l'égard des épiceries qui donnent des denrées, mais aussi les restaurants, les commerces et les cafétérias d’école qui ont donné leurs surplus après avoir dû fermer leurs portes.

Elle invite les citoyens à faire preuve de solidarité et à être vigilants pour détecter les situations difficiles que peuvent vivre leurs proches.

Des caisses remplies de fruits et de légumes sont empilées dans un entrepôt.

Les supermarchés viennent en aide aux banques alimentaires.

Photo : Radio-Canada

En confinement, le président du conseil d’administration de la Cuisine collective, André Morin, remarque que des demandes des petites municipalités commencent à arriver.

Il croit que l’organisme a les réserves nécessaires pour faire face à la demande pour le moment, mais précise que les dons sont toujours bienvenus.

M. Morin ne se dit pas certain de pouvoir profiter de l’aide de 2 millions de dollars du gouvernement, puisque la Cuisine collective n’est pas considérée comme une banque alimentaire, même si c'est elle qui assume les dépannages alimentaires dans La Matanie. Elle est affiliée à Moisson Vallée.

Il va sans dire que tous les projets de développement, dont le déménagement de la Cuisine collective, sont reportés.

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