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Une Acadienne atteinte de la COVID-19 témoigne

L'entrée de l'aéroport et un périmètre de sécurité.

L'aéroport international Roméo-LeBlanc du Grand Moncton

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

De retour d’un voyage en Espagne, Ginette Blanchard ne se sentait pas trop bien. Elle s’est immédiatement placée en isolement volontaire à son arrivée à Moncton. Quelques jours plus tard, elle apprend qu’elle a bel et bien contracté la COVID-19. Témoignage.

Huit nouveaux cas de la COVID-19 ont été annoncés mercredi au Nouveau-Brunswick. Une trentenaire originaire de Caraquet, mais qui habite maintenant Moncton, fait partie de cette liste.

En entrevue à l'émission radiophonique La matinale, elle voulait lancer un message : c’est très dangereux comme virus et il faut prendre les directives du gouvernement provincial au sérieux.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Dès son arrivée au pays, celle qui revenait d’un voyage de 11 jours en Espagne savait que quelque chose ne tournait pas rond.

Dans mon cas, c’était les étourdissements. Après tous mes vols, j’ai eu un étourdissement qui n’est pas parti. Après quatre jours d’étourdissements, je me suis dit que ce n’était pas normal. Après ça, j’ai eu un nouveau symptôme. J’avais le souffle court. Je me suis dit que je l’avais, a expliqué Mme Blanchard.

Elle n’avait cependant pas de toux et ne faisait pas de fièvre. Elle compose tout de même le 811.

Avec le 811, à moins de faire de la fièvre ou d’avoir une toux, tu n’es pas placée en urgence dans les appels. Donc, je ne suis pas restée sur la ligne parce que l’attente était très longue. Je me suis donc dit que j’allais aller me coucher et attendre au lendemain matin pour parler à mon médecin de famille, a confié l’Acadienne.

Le lendemain matin, son médecin de famille lui a demandé de faire un test de dépistage. Elle s’est immédiatement dirigée à l'une des cliniques de dépistage.

C’est assez douloureux, mais ç’a été très rapide. J’étais dans la clinique peut-être pendant cinq minutes. Ç’a été très rapide, dit-elle.

Elle a reçu les résultats de son test en moins de 24 heures. Le résultat : positif. Elle doit maintenant rester en isolement afin d’éviter de propager le virus, et ce, même si elle se sent relativement bien.

Je me sens très bien. C’est surprenant, mais je n’ai pas beaucoup de symptômes. Très peu.

Ginette Blanchard

C’est justement parce qu’elle se sent très bien qu’elle voulait parler de sa situation publiquement. Il est possible de contribuer à la propagation de cette maladie sans en avoir le moindre symptôme.

Dans mon cas, ce n’est pas dangereux, mais pour d’autres personnes, ça peut être extrêmement dangereux, et ce, surtout si on peut l’avoir sans avoir de gros symptômes. C’est très dangereux comme virus. Je pense que les gens ont besoin de comprendre que c’est très important de rester à la maison pour ne pas répandre le virus, a répété Mme Blanchard.

D’après ce qu’elle a observé lors de son voyage en Espagne, l’Acadienne ne trouve pas que le Canada prend cette crise au sérieux.

Je trouve que les gens ne semblent pas prendre ça autant au sérieux que les gens dans les autres pays. C’est pour ça que je voulais en parler pour dire que les symptômes peuvent être dangereux et qu’on peut l’avoir sans avoir les symptômes et le propager facilement sans le savoir, a-t-elle ajouté.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

Mme Blanchard soutient qu’elle restera en isolement aussi longtemps qu’il sera nécessaire, comme elle le fait depuis son retour de voyage.

Avec les informations tirées d'une entrevue réalisée par Martine Blanchard à l'émission La matinale

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