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Les demandes à l'assurance-emploi explosent aux États-Unis

Un homme qui porte un masque de protection médicale entre dans l'édifice de la Bourse de New York.

À Wall Street, les investisseurs surveillent attentivement les données sur la progression du chômage qui doivent sortir en matinée.

Photo : Reuters / Lucas Jackson

Radio-Canada

3 283 000 Américains ont présenté une demande d'assurance-emploi la semaine dernière, selon les plus récents chiffres publiés par le département du Travail jeudi.

Ce chiffre est quatre fois supérieur à celui du précédent record de 695 000 demandes enregistrées en une semaine, qui avait été établi en octobre 1982.

Les chiffres pour la semaine du 15 au 21 mars sont aussi plus de 10 fois plus importants que ceux enregistrés lors de la semaine précédente, où 282 000 demandes avaient été enregistrés.

Ces chiffres n'ont pas semblé décourager les investisseurs. Les trois grands indices boursiers américains – le Dow Jones, le S&P 500 et le NASDAQ – ont tous terminé la journée sur des hausses de 5 % à plus de 6 %.

Depuis deux jours, les trois indices ont enregistré des gains en raison de l’adoption imminente d'un plan de sauvetage économique de 2000 G$ US au Congrès.

Le plan a été approuvé par le Sénat mercredi, et la Chambre des représentants devrait le soumettre au vote vendredi.

À Toronto, l'indice composé S&P/TSX a conclu la journée avec une hausse de 1,7 %.

Les données de l'assurance-emploi n'en demeurent pas moins un indicateur clair de l'impact que le coronavirus a sur l'économie américaine, dont dépend en grande partie celle du Canada.

Des millions d'Américains sont présentement isolés, voire confinés, pour empêcher la propagation de la maladie, et de très nombreuses entreprises ont été contraintes de fermer leurs portes, notamment en Californie et à New York.

Les industries de la restauration, du tourisme et du divertissement sont durement touchées, et les employeurs font des mises à pied massives pour payer leurs coûts fixes.

Les États-Unis comptent actuellement 68 000 cas de COVID-19, et un millier de personnes en sont mortes.

Au Canada, 929 000 demandes supplémentaires d'assurance-emploi ont été présentées la semaine dernière.

La Fed en mode interventionniste

Le patron de la Banque centrale américaine a promis jeudi que l'institution allait continuer à prêter de l'argent agressivement pour combattre l'impact économique de l'épidémie de COVID-19.

Jerome Powell a aussi affirmé que les munitions (de la Fed) ne vont pas s'épuiser lors de cette rare entrevue en direct, accordée au Today Show de NBC.

Nous allons chercher partout sur les marchés des capitaux, les endroits où le crédit est gelé, et nous avons les moyens, dans ces circonstances uniques, d'intervenir temporairement et de faire ces prêts.

Jerome Powell, président de la Fed

Nous allons continuer à faire cela agressivement et avec détermination comme nous l'avons fait jusqu'à présent, a-t-il promis.

M. Powell s'est gardé de pronostiquer précisément un retour de la croissance – qu'il prévoit durant la deuxième partie de l'année – et encore moins la vigueur de la reprise.

Depuis le début de la crise, la Fed a baissé ses taux à deux reprises pour les amener tout près de 0 % et pris toute une palette de mesures pour inonder le système avec de l'argent frais et presque gratuit.

Les bourses européennes dans le rouge

Les bourses européennes évoluent pour leur part en dents de scie, jeudi. À 11 h (HAE), le FTSE 100 britannique gagnait 0,3 %, mais le DAX allemand et le CAC 40 français perdaient respectivement 0,4 % et 0,5 %.

La tendance négative du matin est à mettre sur le compte de la propagation quasi incontrôlée du virus aux États-Unis et en particulier à New York, qui se confine de plus en plus, estime John Plassard, spécialiste de l'investissement chez  Mirabaud.

Sur les marchés, une nouvelle séquence va s'ouvrir. Maintenant que les investisseurs ont au moins partiellement digéré la mise en place de plans de soutiens budgétaires massifs et de chèques en blanc de la part des banques centrales, quelle tournure vont prendre les événements?, s’interroge Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Il s'agit toujours d'évaluer si la pandémie va poursuivre sa propagation rapide ou si les mesures de confinement vont rapidement ralentir le rythme de sa progression, permettant ainsi une reprise rapide de l'activité. Avec ce risque en toile de fond : l'épidémie va-t-elle repartir dès que les efforts seront relâchés?

Tangi Le Liboux, stratégiste du courtier Aurel BGC

Car selon lui, si des mesures de distanciation sociale peuvent sans doute s'appliquer de manière durable sans compromettre le rebond de l'activité, comme c'est le cas en Chine, il reste à voir si l'Europe et les États-Unis parviendront à suivre l'exemple des pays du Sud-Est asiatique.

En Asie, les reculs au terme de la journée ont été de 4,5 % à Tokyo, 1,1 % à Séoul, 0,6 % à Shanghaï et 0,7 % à Hong Kong.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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