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« Ce n’est pas juste une grosse grippe », prévient un homme atteint de la COVID-19

Patrice Blackburn, enseignant à l'École secondaire Les Etchemins

Photo : Radio-Canada

Marie-Pier Bouchard

Patrice Blackburn ne revient pas de voyage. Personne de son entourage non plus. Il ne sait pas comment ni quand exactement, mais l’enseignant de l’École secondaire Les Etchemins (ESLE), à Lévis, a contracté la COVID-19. Une situation qu'il ne souhaite à personne.

Au 13e jour de la maladie, ça commence à aller un tout petit peu mieux pour lui et sa femme.

Patrice Blackburn fait partie des trois employés de l’ESLE infectés par le nouveau coronavirus.

C’est un virus qui semble très contagieux, il saute sur le monde. On ne sait jamais qui l’a autour de nous.

Patrice Blackburn, enseignant à l'École secondaire Les Etchemins

Je ne m’attendais pas à attraper ça dans mon milieu de travail au retour de la semaine de relâche, dit-il.

Tout a commencé avec un petit mal de gorge, des maux de tête insupportables, ensuite : fièvre, toux, difficultés respiratoires, diarrhée. Sa femme a eu sensiblement les mêmes symptômes, mais pas dans le même ordre.

Patrice Blackburn insiste : c’est beaucoup plus qu’une grosse grippe.

Je n’ai pas de problèmes respiratoires habituellement, mais là je peux vous dire que j’ai le souffle court encore aujourd'hui. Ne serait-ce que de vous parler, c’est encore assez difficile, nous confie-t-il.

Devanture de briques d'une école.

L'École secondaire Les Etchemins, à Lévis

Photo : Radio-Canada

L’homme de 50 ans est en bonne santé. Il marche tous les jours et il joue au hockey trois fois par semaine. Il n’aurait jamais pensé être aussi malade.

On n'a vraiment aucune énergie, c’est difficile ne serait-ce que de monter les escaliers du sous-sol. On arrive en haut, on est essoufflé. On fait à souper et il faut venir prendre un break parce qu’on a de la misère à continuer nos activités quotidiennes, dit-il.

Patrice Blackburn affirme avoir subi le test de dépistage après avoir appris qu'un ami et collègue avait été infecté. Ils se sont vus pendant la semaine de relâche et ils travaillent en étroite collaboration. Depuis, les deux hommes ainsi que leurs conjointes ont contracté la COVID-19.

Aucun des quatre ne revient de voyage et personne de leur entourage non plus. Patrice Blackburn affirme que la santé publique enquête depuis le début de leurs symptômes sur l’origine de la contamination.

Des élèves lancent un cri du coeur

En plus des trois employés de l’ESLE, il y a aussi un élève de cinquième secondaire qui a été déclaré positif à la COVID-19.

Edward Boivin a 17 ans et il joue dans l’équipe de football. À part une baisse d’énergie, quelques étourdissements, une petite toux et la perte de l’odorat, le jeune homme affirme qu’il s’en sort bien.

Il raconte avoir eu des symptômes après avoir assisté au cours de l’un des enseignants infectés.

Un jeune homme tenant un casque de football dans les mains.

Edward Boivin, élève de 5e secondaire à l'ESLE

Photo : Courtoisie

Sa mère, son beau-père, sa petite soeur de 2 ans et son frère de 15 ans, qui fréquente la même école secondaire, ont tous des symptômes. Ils sont en attente des résultats des tests.

Edward implore les gens de respecter les directives du gouvernement afin que la vie puisse revenir à la normale le plus rapidement possible.

Je suis finissant pis je trouve ça vraiment triste pour mon bal. Je n’ai aucune idée s’il va avoir lieu ou non. Je trouve ça plate que des gens s’en foutent parce qu’ils ne sont pas dans cette situation-là, ils font juste sortir encore pis ils ne respectent pas les trucs mis en place, se désole-t-il.

Son frère, Daniel-Olivier Boivin, est en quatrième secondaire à l’ESLE. Lui aussi espère que les gens entendent son message.

C’est difficile de rester loin des personnes qu’on aime, reconnaît-il. Ce n’est pas facile. Il y en a qui peuvent devenir dépressifs, j’ai une amie qui ne va pas très bien à cause de ça. Il faut juste tenir bon, ça va passer.

Un jeune joueur de football.

Daniel-Olivier Boivin, élève de 4e secondaire à l'ESLE

Photo : Courtoisie

Transmission communautaire?

Ces témoignages soulèvent la question de la transmission communautaire.

On parle de transmission communautaire d’un virus lorsqu’une personne contracte la maladie d’une troisième génération de transmission.

Définition du ministère de la Santé et des Services sociaux

Un cas de 1re génération est une personne qui a contracté le virus en voyage dans une zone endémique. Celui qui a attrapé le virus par contact étroit avec une personne déclarée positive est un cas de 2e génération. La troisième génération l’a attrapé de la 2e.

Malgré tout, la santé publique affirme qu’il n’y a toujours pas de transmission communautaire dans Chaudière-Appalaches.

Le Centre de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches refuse aussi de dire s'il y a d’autres cas liés à l'École secondaire Les Etchemins.

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