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COVID-19 : « On a un devoir à prendre en tant que coureur »

Le reportage de Marc-Antoine Lavoie

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Marc-Antoine Lavoie

Les sorties pour marcher ou faire de la course à pied demeurent une échappatoire pour bon nombre de personnes confinées dans leur domicile. Même si le premier ministre François Legault a ajouté que « c’était bon pour la santé et bon pour le moral », il y a tout de même des précautions à prendre pour limiter la propagation de la COVID-19.

On a un devoir à prendre en tant que coureur. C’est une très belle communauté, la course à pied, mais là on doit prendre nos responsabilités, affirme le fondateur du Défi entreprises, Daniel Riou.

Le kinésiologue accompagne des milliers de personnes dans l’atteinte de leurs objectifs sportifs. Il constate que l’isolement donne le goût à plusieurs de se mettre à la course à pied.

Il y a des gens qui m’ont toujours dit : "Je vais me mettre à l’activité physique quand je vais avoir le temps". Là, ils l’ont!

Daniel Riou, fondateur du Défi entreprises

Choisir le moment et l’endroit

Oui, l’activité physique est bonne pour la santé, mais elle pourrait avoir des effets néfastes sur la santé publique si sa pratique implique une diminution de la distanciation sociale.

Rappelons que l'escalier du Cap-Blanc a dû être fermé la fin de semaine dernière puisque trop de personnes empruntaient la structure étroite.

Daniel Riou montre la rue qu'il emprunte pour courir.

Daniel Riou conseille de choisir une rue large et peu fréquentée pour pratiquer la course à pied durant la pandémie.

Photo : Radio-Canada

Pour sa part, Daniel Riou tente le plus possible de courir tôt le matin, dans des rues larges.

Ça me permet de courir sans devoir passer proche des gens, dit-il.

M. Riou croit également qu’il faut rester près de son domicile afin d’éviter l’utilisation de la voiture et du même coup un arrêt non essentiel à la station-service.

Éviter les endroits risqués

La fondatrice du Club de trail nord boréal, Marie-Ève Pelland, recommande aussi à ses coureurs d’éviter de s’aventurer, comme à l’habitude, dans des sentiers étroits en montagnes.

Marie-Ève Pelland lors d'un entraînement en sentier.

Marie-Ève Pelland conseille d'éviter les sentiers durant la pandémie. (Photo : archives)

Photo : Crédits: DanielTphoto / DA

Ce n’est pas le temps de se casser une jambe en plein milieu de nulle part et de mobiliser des ressources pour venir nous chercher, prévient la physiothérapeute.

Plusieurs sentiers pédestres sont d’ailleurs fermés. C’est le cas notamment de ceux sur les territoires de la Sépaq et du mont Wright, à Stoneham, où il était devenu difficile de maintenir une distance suffisante entre les randonneurs.

L’idée, c’est d’être en confinement. Oui, on peut aller dehors, mais ce n’est pas pour se ramasser en party dans un sentier.

Marie-Ève Pelland, fondatrice du Club de trail nord boréal

La piste multifonctionnelle de la promenade Samuel-De Champlain ainsi que les sentiers des parcs des Moulins, du Bois-de-Coulonge et du domaine Cataraqui sont également fermés jusqu’à nouvel ordre.

Une barrière devant l'entrée du parc du Bois-de-Coulonge.

Pour des raisons de sécurité et afin d'éviter des rassemblements publics, la Commission de la capitale nationale du Québec a procédé à la fermeture de plusieurs parcs.

Photo : Radio-Canada / Vincent Archambault-Cantin

Bouger à la maison

Il est aussi possible de rester actif à la maison. Beaucoup d’entreprises fournissent gratuitement des programmes d’entraînement en ligne.

Daniel Riou prévient toutefois que certains de ces programmes sont difficiles. Il faut donc les exercer avec modération pour éviter les blessures.

Peu importe l’activité physique, il recommande de respecter une certaine progression et de la faire par simple plaisir, sans pression de performance.

Un jour, la vie normale va reprendre. À ce moment, on pourra s’entraîner de façon plus intense. Pour l’instant, le sacrifice qu’on doit faire c’est de le faire pour le plaisir et pour notre santé mentale, affirme le kinésiologue.

Actuellement, la motivation ne devrait pas être son marathon en juillet. L’objectif devrait être d’enrayer la crise et de s’en sortir le plus vite possible, conclut Marie-Ève Pelland.

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