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Préparatifs pour la COVID-19 à Saint-Pierre-Jolys

Une enseigne électronique sur lequel il est écrit : COVID-19 coronavirus Prions d'être protégés.

Une affiche électronique dans le village de Saint-Pierre-Jolys.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les commerces et les habitants du village de Saint-Pierre-Jolys, dans le sud-est du Manitoba, sentent l’impact de la crise du coronavirus.

Si tu regardes dans les rues, il n’y a personne et ça c'est inquiétant, lance Jocelyn Gagné, propriétaire de la boulangerie Saint-Pierre. Il affirme que la boulangerie a récemment perdu quelques clients dans la restauration, et si le tout devait perdurer, ce serait préoccupant.

Ça a bousculé un peu [notre commerce]... la plupart des restaurants sont fermés, et nous on leur fournit du pain et des pâtisseries. Les magasins sont tous ouverts alors on est capables de produire encore, mais c’est beaucoup moins, poursuit-il.

À l’épicerie Big Way, la demande pour le papier hygiénique et le gel désinfectant a fortement augmenté, note la gérante Ginette Maynard. Depuis les derniers jours on cour [...] on n'y arrive pas, le désinfectant on peut pas en avoir, la pharmacie, la Ville, personne, dit-elle.

De plus, l’épicerie offre désormais la livraison gratuite pour desservir les citoyens en isolement, et redouble d’efforts pour assainir les lieux. Mme Maynard note que beaucoup des personnes en isolement sont des Snowbirds, ces Manitobains qui passent l’hiver au sud.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Pour sa part, le maire du village, Raymond Maynard, salue les efforts des citoyens, qui respectent les consignes. Pour les gens revenus du Mexique, on voit du monde qui leur livre de la nourriture, dit-il, en soulignant lui aussi que les rues du village sont particulièrement désertes en ce moment.

Il ajoute que les résidents font des sacrifices pour respecter les consignes de distanciation sociale. Nous on arrête les soupers les vendredis et dimanche, ça fait mal, comme grands-parents on veut voir nos petits-enfants, on veut voir nos enfants, mais faut faire ce qu'on peut, ajoute-t-il.

Le Festival des sucres est reporté

Le Festival des sucres qui devait se dérouler les 3 et 4 avril est reporté au mois de septembre, selon le bénévole Roland Gagné. On peut avoir un bon party cabane à sucre à l’automne au lieu du printemps, on va se réinventer un peu, lance-t-il.

Les nouvelles dates du Festival des sucres sont le 13 et 14 septembre.

Cependant, ça n’a pas empêché M. Gagné et d’autres bénévoles de poser des chalumeaux, ces petits tuyaux que l’on plante dans l'entaille de l’arbre pour canaliser l'eau d'érable qui s'en écoule. Les érables sont situés dans des jardins et sur les boulevards du village.

Deux seaux fixés à un arbre, derrière, une famille se promène.

Des seaux collectent de l'eau d'érable sur le terrain du Musée de Saint-Pierre-Jolys, en 2019.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Cette activité a permis à M. Gagné d’observer ses voisins, et il affirme que ces derniers tentent maintenant le plus possible de faire leurs achats dans le village.

On est trop proche de la grosse ville de Winnipeg et de Steinbach, il y a beaucoup de monde qui va faire leurs courses là-bas. C’est là qu’on voit à quel point c’est important qu’on ait des services dans notre communauté, dit-il.

La culture bousculée

Ce n’est pas que le Festival des sucres qui est touché par le virus, des activités culturelles en région au Manitoba sont annulées un peu partout.

C’est clair que ça nous a pris par surprise, dit la directrice générale de l'Association culturelle franco-manitobaine (ACFM), Josée Théberge.

Plan serré de Josée Théberge

Josée Théberge, directrice générale de l’Association culturelle franco-manitobaine (ACFM)

Photo : Radio-Canada / Julienne Rwagasore

Elle dit que l’organisme est en contact avec ses membres et ses bailleurs de fonds pour chercher de solutions à cette situation sans précédent. Elle affirme qu’elle a vu plusieurs fois l’expression gymnastique budgétaire.

Ce qu’on propose à nous membres, c’est d’essayer de rentrer en mode planification, et d’essayer de voir si on est capable de se rallier et de proposer une programmation culturelle et artistique pour nos communautés rurales et essayons de viser sans mettre une date une période comme l’automne, poursuit-elle.

Avec les informations de Jérémy Laniel et de Marie-Gabrielle Ménard

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