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COVID-19 : la France déploie son armée pour combattre la pandémie

Un homme et des soldats portant des masques.

Le président Emmanuel Macron dans un hôpital de campagne militaire dans la région de Mulhouse.

Photo : Reuters / POOL New

Radio-Canada

L’opération est baptisée « Résilience ». Elle consistera à déployer l’armée dans l'Hexagone afin d’aider la population à faire face à la pandémie de COVID-19.

C’est le président Emmanuel Macron qui l’a annoncé mercredi après une visite d’un hôpital militaire de campagne installé à Mulhouse, dans l’est du pays, pour soulager les hôpitaux de la région, débordés par l'afflux des malades de la COVID-19.

En plus de soutenir la population, les militaires appuieront les services publics, particulièrement dans les domaines sanitaires, logistiques et de protection.

Dans le cadre de cette opération, le porte-hélicoptères amphibie Mistral sera déployé immédiatement dans le sud de l'océan Indien et, à partir de début avril, le porte-hélicoptères Dixmude ira se positionner dans la zone Antilles Guyane en soutien de nos territoires ultramarins, a-t-il annoncé.

L'unité et le courage nous permettront de vaincre. Nous ne sommes qu'au début, mais nous tiendrons, a martelé M. Macron, répétant plusieurs fois sa formule nous sommes en guerre.

La COVID-19 a causé 1331 décès enregistrés à l'hôpital depuis le début de l'épidémie en France et 2827 patients étaient mercredi soir en réanimation, a indiqué le directeur général de la santé, Jérôme Salomon.

Un total de 11 539 malades sont hospitalisés, selon M. Salomon.

Le président Macron a par ailleurs promis la mise en place d'un plan massif d'investissement et de revalorisation de l'ensemble des carrières pour l'hôpital, une fois la crise du coronavirus passée.

Rendant hommage au personnel soignant – des professions très mobilisées ces derniers mois pour réclamer davantage de moyens, notamment pour l'hôpital public et la dégradation de leurs conditions de travail – M. Macron a affirmé que cette réponse sera profonde et dans la durée.

Au moins cinq médecins sont décédés en France après avoir été infectés par le nouveau coronavirus.

Polémique autour de la chloroquine

Depuis plusieurs jours, une controverse enfle en France au sujet des tests et de la thérapie contre la COVID-19 par l’hydroxychloroquine prônée par le microbiologiste Didier Raoult.

M. Raoult milite pour la généralisation des tests, alors que les autorités préconisent le confinement ainsi que le dépistage du personnel de la santé et des personnes vulnérables seulement.

La position de M. Raoult, très relayée dans les réseaux sociaux, a conduit à un afflux important de citoyens à l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (IHU), où travaillent les équipes de M. Raoult.

Le microbiologiste, qui défend l’utilisation de la chloroquine, un antipaludéen, contre le nouveau coronavirus, est appuyé par cinq professeurs et médecins de l’IHU, qui ont signé un communiqué dans lequel ils annoncent que les malades seront traités par la chloroquine associée à une autre substance ou à un antibiotique dans les cas les plus graves.

Possibles enquêtes et poursuite contre le gouvernement

Le journal Le Monde signale que le premier ministre Édouard Philippe craint que son gouvernement ne fasse l’objet d’une enquête sur sa gestion de la pandémie.

En effet, des partis de l’opposition ont annoncé qu’ils mettraient en place, une fois la crise passée, des commissions d’enquête pour déterminer les défaillances et les dysfonctionnements du gouvernement.

Par ailleurs, des médecins et des patients promettent des poursuites pénales contre le gouvernement.

Le 19 mars dernier, des médecins avaient porté plainte contre le premier ministre et l’ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour ne pas avoir pris rapidement les mesures afin d'endiguer la pandémie.

Mercredi, cinq plaintes de citoyens et d’associations contre des membres du gouvernement ont été reçues par la Cour de justice de la République, seul tribunal habilité à juger des membres du gouvernement.

Retrait d’Irak

Dans la foulée, la France a annoncé le retrait de ses soldats d’Irak, où ils participaient à des missions de formation. Ce retrait est expliqué par la pandémie qui frappe durement ce pays, selon l'état-major français.

En coordination avec le gouvernement irakien, la coalition [contre le groupe État islamique sous commandement américain, NDLR] a décidé d'ajuster son dispositif en Irak et de suspendre provisoirement ses activités de formation des forces de sécurité irakiennes, compte tenu notamment de la crise sanitaire, souligne l'état-major dans un communiqué mercredi.

En conséquence, la France a décidé de rapatrier jusqu'à nouvel ordre le personnel de l'opération Chammal déployé en Irak, soit près de 200 hommes.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, Le Monde, La Dépêche, et Le Figaro

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