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Les transformateurs de homard demandent le report de la pêche printanière

Ils suggèrent aussi de suspendre la pêche au homard en cours dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Un pêcheur remplit son bateau de casiers de homard.

Le lancement de la saison de pêche au homard en Nouvelle-Écosse à la fin novembre 2019.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

Radio-Canada

Les transformateurs de homard dans les Maritimes demandent le report de la saison de pêche au homard qui doit débuter au printemps et la suspension de celle en cours dans les zones 33 et 34, au large des côtes du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Dans une requête envoyée lundi au ministère des Pêches et des Océans dans la région des Maritimes et dans celle du golfe du Saint-Laurent, l’Association des transformateurs de homard du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse demande que le début de la pêche printanière au homard, le 1er mai, soit reporté d’au moins deux semaines.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

La pandémie de coronavirus et ses répercussions économiques causent de profondes inquiétudes dans l’industrie, écrit Jerry Amirault, le président de l’association.

La question de la disponibilité de la main-d’œuvre et de la sécurité des travailleurs est aussi au cœur des préoccupations de l’organisation. Elle se dit satisfaite des initiatives du fédéral pour accorder des exemptions aux travailleurs saisonniers étrangers, mais observe que de transporter ces travailleurs par vol nolisé et par autobus jusqu’en Atlantique sera compliqué.

Le comble de l'irresponsabilité

Les transformateurs estiment de plus que de mettre en danger la vie des travailleurs de leurs usines serait le comble de l'irresponsabilité. Ils disent adapter les milieux de travail à la COVID-19, mais s’attendent à de l’absentéisme et s’inquiètent des contraintes dictées par des considérations de santé publique et les quarantaines potentielles.

L’Association des transformateurs de homard du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse affirme qu’elle sera prête pour le lancement de la pêche si elle se fait le 1er mai, mais croit qu’il est dans l'intérêt à long terme des pêcheurs et des transformateurs de la reporter dans les zones 27 à 32.

Dans les zones 33 et 34, le prix payé aux pêcheurs du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse pour leur homard a dégringolé, passant de 8 $ à 4 $ la livre, affirme-t-on. Il s’agit pourtant de la pêche commerciale la plus lucrative au pays. Elle s’étale de la fin novembre à la fin mai.

Un avion-cargo de Korean Air Cargo posé sur la piste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des cargaisons de homard vivant des Maritimes partent des aéroports d'Halifax et de Moncton pour être livrées en Asie.

Photo : Radio-Canada

Le marché du homard vivant, qui a profité abondamment à l’industrie des pêches canadienne ces deux dernières années, s'est effondré et ne fait que montrer des signes très timides de reprise en Asie plusieurs mois après l’apparition, en décembre en Chine, du nouveau coronavirus, signale l’Association des transformateurs.

Le homard qui ne s’envole pas vers les marchés étrangers est entreposé. Les transformateurs font valoir que leurs espaces de stockage frigorifique sont limités. [P]lusieurs entrepôts avec qui nous faisons affaire dans la région nous indiquent qu’ils sont déjà à pleine capacité, écrivent-ils.

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Nouvelle-Écosse

Industrie des pêches