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COVID-19 : les familles du personnel de santé en première ligne

Des infirmières et des patients dans un corridor d'hôpital.

La crainte de contracter le virus ou de le transmettre à des membres de la famille proche est constante.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le personnel de santé est en première ligne de la lutte contre la COVID-19, et la crainte de contracter le virus ou de le transmettre à des membres de la famille proche est constante.

Julia Marentette est étudiante. Elle habite à Windsor, dans la maison familiale. Sa mère, Sheryl Marentette, est infirmière, et pratique dans un hôpital à Detroit. Sa fille ne le cache pas : depuis la crise du coronavirus, sa mère travaille beaucoup plus, elle est plus stressée qu’à l’habitude.

Je pense qu’il y a beaucoup d'émotion maintenant [...]. Elle ne trouve pas toujours les mots pour décrire comment elle se sent, explique Julia Marentette.

Une fois rentrée auprès des siens, sa mère préfère, d’ailleurs, éviter le sujet de la COVID-19.

Elle n’a pas été en contact direct avec une personne infectée, mais elle prend tout de même beaucoup de précautions quand elle rentre à la maison, notamment en portant un masque et des gants de protection.

Maintenant, quand elle rentre chez nous [...], elle prend une douche et elle va directement dans sa chambre pour éviter le contact avec nous-autres.

Julia Marentette

Quant à Julia Marentette, elle n’est pas allée dehors depuis une semaine. Elle pense d'ailleurs qu’il est important de respecter cette précaution.

Chez sa cousine Jacqueline Chevalier, le scénario est similaire. La mère, Marguerite Chevalier, est médecin de famille. À son retour du travail, elle prend aussi beaucoup de précautions pour protéger sa famille. Elle utilise, notamment, une salle de bain et une chambre à part.

Quand elle rentre à la maison, je vois son stress. Je veux aider, mais il y a une limite à ce que je peux faire pour elle.

Jacqueline Chevalier

Jacqueline, elle, est en isolement de deux semaines parce qu’elle revient des États-Unis, où elle étudie.

Là aussi, on désinfecte quotidiennement la maison. En revanche, Jacqueline et Marguerite échangent beaucoup sur la situation des autres provinces et des autres pays touchés par la COVID-19.

[Ma mère] est optimiste, mais préparée au pire, précise Jacqueline. Cette situation la rend un peu nerveuse, mais elle estime malgré tout plus important que sa mère vienne en aide aux autres. En revanche, elle tient, comme Julia, à rappeler qu'il est essentiel de suivre les consignes de sécurité. Des consignes qui, lorsqu’elles sont respectées, ont aussi une incidence sur les familles de soignants.

Des masques fabriqués par Julia Marentette et Jacqueline Chevalier.

Des masques fabriqués par Julia Marentette et Jacqueline Chevalier

Photo : Julia Marentette

Les deux cousines disent toutes les deux se sentir impuissantes, ne pas savoir comment aider leurs mères à se sentir mieux.

Elles ont pourtant pris l'initiative de fabriquer une cinquantaine de masques, pour protéger leurs mères et leurs collègues respectifs.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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