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École à la maison : les questions des parents, l’expérience des enseignants

Enseignants et parents doivent s'adapter à l'enseignement à distance qui s'impose avec la pandémie de coronavirus.

Les enfants sont la maison en raison de la pandémie de COVID-19. Comment les parents peuvent-ils les aider avec leurs travaux scolaires?

Radio-Canada

Avec l'interruption des classes, plusieurs parents doivent assurer le suivi scolaire de leurs enfants tout en maintenant un certain équilibre familial. Quant aux enseignants, avec leurs élèves à l’autre bout du réseau internet, ils doivent s’adapter pour continuer à garantir un enseignement de qualité.

Faut-il donner des devoirs supplémentaires aux enfants à la maison? Comment parler du virus aux enfants sans créer de l’anxiété? Faut-il faire un horaire quotidien? Est-ce qu'on peut utiliser la technologie davantage durant l’isolement?

Jessica Blaikie-Buffie est la coordonnatrice des Services aux élèves à la Division scolaire franco-manitobaine. Dans la vidéo, elle offre des conseils aux parents qui doivent aider leurs enfants.

Jessica Blaikie-Buffie souligne ainsi les bienfaits d’un horaire quotidien pour les enfants, qui leur fournit une certaine stabilité et réduit leur anxiété. Elle explique comment répondre à leurs questions sur le virus et parle aussi de l’importance des périodes de détente, de jeux et d’activités extérieures.

Un père tient une tablette électronique et la montre à sa fille.

Les parents travaillent davantage avec leurs enfants en cette période d'enseignement à distance.

Photo : iStock

Meghan Rauch, qui est enseignante, raconte pour sa part au micro du 6à9 comment elle vit cette expérience d’enseignement à distance.

Enseigner à distance, l’art de s’adapter

Meghan Rauch enseigne en immersion l’histoire et le français à l’école Garden City à Winnipeg. Cette nouvelle expérience d’enseignement est inédite pour elle.

C’est une nouvelle réalité pas mal bizarre, remarque-t-elle.

Elle ajoute que le concept même d’enseigner depuis chez soi reste à définir.

[Travailler de la maison], qu’est-ce que ça veut dire? C’est ça, la question. Dès mardi dernier, la plupart des élèves étaient déjà chez eux. Il fallait déjà s’adapter à ça, indique l’enseignante.

Dans les faits, son travail ressemble aujourd’hui à celui de beaucoup d’autres Manitobains qui restent dans leur maison.

Au lieu d’avoir mes élèves devant moi, j’ai mon écran et j’utilise Google Classroom.

Meghan Rauch, enseignante

Mais de l’autre côté, il n’est pas question de vacances et l’enseignante y veille.

Les élèves doivent se présenter en ligne et on fait la présence chaque jour, souligne-t-elle. Chaque jour, au lieu de faire de grands projets, on fait des petites tâches. Je pense que c’est important de maintenir un horaire assez régulier.

Du côté des élèves, elle affirme que la plupart aiment cette façon de travailler dont ils se servaient déjà un peu par le passé.

Des enfants sont assis devant des ordinateurs portables.

Pour les enfants, le recours aux outils électroniques est devenu une habitude.

Photo : Radio-Canada / Coralie Mensa

Ils s’adaptent vite, mais ils trouvent que c’est trop de travail. Je pense que c’est juste une question de gestion et de motivation, reconnaît-elle.

L’outil informatique permet de poster différents documents et liens tout en proposant une plateforme de discussion.

Mais selon Meghan Rauch, cela ne saurait remplacer une vraie salle de classe.

On fait de notre mieux, mais ça ne va jamais être comme dans la salle de classe parce que 50 % de l’expérience de l’école, c’est social. Dans les semaines qui vont venir, je vais essayer de trouver des façons de recréer ce lien social avec des discussions en ligne, c’est à évaluer, envisage-t-elle.

L’autre ombre au tableau c’est l’accès à la technologie. L’enseignante remarque que cinq de ses élèves n’ont pas accès à un ordinateur chez eux.

Toutefois, ils ont des téléphones intelligents dont ils peuvent se servir pour suivre la classe.

Je dois prendre en compte que ce n’est pas facile de travailler sur un téléphone toute la journée ou pendant une heure ou deux. Pour certains, je leur dis d’écrire à la main et de prendre une photo de leur travail. Si ça dure, je vais voir s’il y a des appareils à l’école qu’on peut fournir, explique Meghan Rauch.

Enfin, les enseignants se serrent les coudes dans cette nouvelle réalité.

[On est tous] dans le même bateau à l’école. On échange, on s’entraide, on partage nos connaissances. Pour ceux qui n’utilisaient pas trop la technologie, c’est un peu un défi, conclut avec motivation Meghan Rauch.

Notre dossier COVID-19 : les services ouverts ou fermés dans votre région

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