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7 résidents et 2 employés d'un CHSLD de Montréal ont la COVID-19

Une dame dans un fauteuil roulant dans le couloir d'un CHSLD.

Il n’est pas toujours facile de maintenir les résidents dans leur chambre, fait remarquer Guy, préposé aux bénéficiaires au CHSLD Notre-Dame-de-la-Merci sur le boulevard Gouin.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un foyer d'éclosion de la COVID-19 se trouve dans un CHSLD du nord de Montréal, où sept résidents et deux membres du personnel sont touchés, confirme le CIUSSS de Nord-de-l'île-de-Montréal. Des mesures ont été mises en place pour limiter la propagation.

Isolement, contrôle et prévention sont les maîtres-mots au CHSLD Notre-Dame-de-la-Merci, boulevard Gouin Ouest, dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville. Guy, qui y travaille comme préposé aux bénéficiaires depuis quelques années, confie que c'est très stressant.

L’établissement de 400 lits accueille des cas lourds, qui nécessitent souvent l'intervention de deux proposés. Les résidents sont confinés, mais il n’est pas toujours facile de les maintenir dans leur chambre, fait remarquer Guy. On essaie de les isoler le plus possible.

S’il se réjouit que les visites aient été interdites, il ne croit pas cela arrêtera la contamination.

On a des infirmières qui prennent l'autobus, des préposés qui prennent les autobus, dit-il pour rappeler que le risque zéro est presque inatteignable.

Des patients sont atteints de la COVID-19 dans quelques CHSLD au Québec.

On compte notamment 11 personnes atteintes de la COVID-19 aux Résidences Soleil Manoir Sherbrooke, en Estrie.

Le CHSLD Eva, à Lavaltrie

Une dame de 82 ans est décédée à la mi-mars dans une résidence de Lavaltrie. Trois autres résidents sont aussi morts des suites de la COVID-19.

Photo : Ivanoh Demers

Dans Lanaudière, quatre personnes sont décédées des suites de la maladie à la résidence Eva de Lavaltrie. Des ambulanciers qui étaient intervenus auprès de la première victime, une dame de 82 ans, ont été soumis à une quarantaine. Ils n’avaient pas revêtu l’équipement approprié, faute d’information.

Dans un communiqué rendu public mercredi après-midi, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière confirme qu’en date du 25 mars, 16 cas de COVID-19 ont été déclarés parmi les résidents.

De ce nombre, 7 personnes sont hospitalisées. Le nombre de décès demeure à 4, précise le CISSS de Lanaudière.

Manque d’équipement?

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) déplore le manque d’équipement de protection dans les CHSLD, où il n’y a pas assez de masques et de blouses.

Qu’on laisse le jugement clinique aussi aux professionnels en soins. Qu’on laisse le jugement aussi aux infirmières, aux infirmières auxiliaires qui connaissent bien leurs patients, encore plus en CHSLD, insiste Linda Lapointe, vice-présidente, poste réservé inhalothérapeute et responsable, secteur sécurité sociale-assurance, FIQ.

Il y a un manque flagrant d’équipement, c’est sûr.

Linda Lapointe, vice-présidente, poste réservé inhalothérapeute et responsable, secteur sécurité sociale-assurance, FIQ

Mais le gouvernement du Québec assure qu'il y en a en quantité suffisante. Il reconnaît toutefois un problème de distribution du matériel.

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a indiqué que certains équipements étaient sous clé parce qu’il y a eu des vols dans certains hôpitaux.

« Ce qu’on veut est que le matériel soit accessible et disponible »

En entrevue à 24•60, Nancy Bédard, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, s’est dite heureuse d’entendre la ministre avec cette déclaration ferme. Elle a toutefois rappelé que les professionnels des soins connaissent leurs besoins.

Les mesures de prévention, on connaît ça, c’est notre compétence. On sait quand les mettre, pour quel patient, dans quelle circonstance.

Nancy Bédard, présidente de la FIQ

Depuis trois semaines, explique Mme Bédard, les directives changent constamment sur tout ce qu’on nous a appris, tout ce qui était essentiel. Et tout à coup, on ne voit plus le matériel disponible. Parfois, il est sous clé, mais on ne sait pas où il est et qui a la clé. […] il a fallu que des professionnels en soins aient le courage de dénoncer pour que le gros bon sens s’applique.

Avec les informations de Valérie-Micaela Bain et Marc Verreault

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