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Deux retraités matanais sont coincés en Équateur

Hélène Gagnon et Clarence Bouffard font partie d’un groupe de plus d’une centaine de Canadiens coincés en Équateur.

La photo d'un homme et d'une femme devant un palmier.

Hélène Gagnon et Clarence Bouffard attendent de pouvoir rentrer au pays.

Photo : Courtoisie Jean-François Bouffard

Joane Bérubé

Les deux ont une santé fragile et ont entamé en vain diverses démarches depuis la mi-mars pour rentrer au pays. D'autres voyageurs dont plusieurs retraités originaires de la Gaspésie, de la Mauricie, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de Québec et de Montréal, sont dans cette situation.

Hélène Gagnon et Clarence Bouffard, tous deux âgés de plus de 70 ans, s’étaient installés pour passer une partie de l’hiver sur la côte ouest de l’Équateur, dans un complexe résidentiel, Mirador San José, qui appartient à des intérêts canadiens.

Les Matanais ont joué de malchance.

Retour perturbé par la COVID-19

C’était leur deuxième voyage en Équateur. Le site de vacances où ils se sont installés, dans la province de Manabi, a subi une longue panne d’électricité de trois semaines et a aussi manqué d’eau. Exaspéré, le couple avait devancé son retour de trois semaines.

Ils devaient rentrer au pays le 17 mars, mais les obstacles se sont multipliés avec les mesures mises en place par l’Équateur pour contrer la propagation de la COVID-19.

Le pays a interdit la circulation entre les provinces et fermé ses frontières le 16 mars à 23 h 59.

Le vol que le couple devait prendre entre Guayaquil et Panama a été annulé. Depuis ce temps, on a réessayé de partir, mais les vols partent de Quito, et c’est à environ huit à neuf heures de trajet en auto, explique Hélène Gagnon.

Circulation limitée

Deux vols d’Air Canada de Quito vers Toronto, l'un prévu mercredi et l'autre vendredi, ont effectivement été organisés pour rapatrier les Canadiens.

Toutefois, la circulation entre les provinces, même munis d’un laissez-passer de l'ambassade du Canada semble toujours extrêmement difficile.

Le texte d'un courriel signé Ambassade du Canada

Un extrait d'un message envoyé aux ressortissants canadiens toujours coincés en Équateur.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Des connaissances du couple, munies d’une autorisation de déplacement ont tenté mardi de se rendre dans la capitale pour prendre le vol Quito-Toronto.

Ils ont dû rebrousser chemin, après avoir déboursé en vain 2400 $ pour leur billet de retour et plusieurs centaines de dollars pour leur transport jusqu’à Quito.

D’autres n’ont pas pu réserver à temps, puisque les deux vols ont affiché rapidement complet.

Un espoir?

Le groupe de Québécois demande au gouvernement canadien d’organiser un vol à partir des villes de Guayaquil ou de Manta, ou un transport par autobus jusqu’à Quito si le vol part de là-bas.

Une carte qui présente une partie de l'Équateur avec une ligne bleue qui trace une route de la ville de Guayaquil à la capitale Quito.

Carte qui recense les endroits où se trouvent des Canadiens en Équateur.

Photo : Gracieuseté Annie Perreault

Selon l’agente de voyage, Annie Perreault qui tente d’aider des voyageurs coincés en Équateur, deux autres vols seront disponibles les 29 et 31 mars.

Un autobus sera possiblement disponible pour transporter des passagers de la ville de Manta, près de Mirardor San José, vers Quito.

Pour plusieurs Québécois âgés comme Hélène Gagnon et son mari, le voyage de retour risque d’être très épuisant.

Après huit à dix heures de route, ils devront prendre un vol de nuit à l’aéroport de Quito, puis attendre un autre vol pour Montréal pour ensuite se rendre à Matane, à six heures de voiture.

Nous ne pouvons arrêter nulle part à cause de la quarantaine. C’est insensé

Hélène Gagnon

Mme Gagnon souhaiterait attendre un vol vers Montréal.

En attendant, Hélène Gagnon et Clarence Bouffard peuvent se rendre à l’épicerie, de manière limitée, et ont pu faire quelques provisions. Un couvre-feu, qui débute maintenant en après-midi, a aussi été imposé.

L’Équateur comptait, le 25 mars, 1173 cas de personnes infectées au coronavirus.

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