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Comment les arnaqueurs profitent de la période d'isolement

Un homme appuie sur les touches du clavier d'un ordinateur portable

Des milliers de femmes sont flouées chaque année par des escrocs qui falsifient leur identité sur les réseaux sociaux.

Photo : Shutterstock / maradonna 8888

Vous avez sûrement déjà reçu un appel douteux vous demandant vos informations personnelles ou bancaires. Ces fraudes, qui se font principalement par téléphone, ont fait plus de 370 victimes l'année dernière rien qu'à Edmonton. Les arnaqueurs ont subtilisé près de 4 millions de dollars. Mais, en ces temps de coronavirus, les escroqueries dites romantiques représentent la nouvelle tendance.

Plus crédibles

Chéri(e), je t’aime, mais je ne peux pas te rencontrer en vrai… je suis en isolement. Peux-tu me prêter de l’argent ? Selon la police d’Edmonton, cette excuse est de plus en plus utilisée par les personnes mal intentionnées qui entretiennent de prétendues relations amoureuses avec leurs victimes.

L'isolement forcé pour lutter contre le coronavirus fait le jeu des fraudeurs qui s'adaptent à la société, et surtout à l'actualité. Le télétravail, les mises à pied et la fermeture des bars ou restaurants poussent les Albertains à rester à la maison.

Les gens sont seuls et beaucoup vont sur Internet pour trouver de la compagnie, explique l’inspectrice Linda Herczeg du service de police d'Edmonton.

Les histoires des fraudeurs deviennent alors plus crédibles. Ils en profitent pour gagner la confiance des victimes et leur soutirer de l'argent. Ils demandent de l'aide financière ou font du chantage après avoir obtenu des photos intimes.

Depuis janvier, la police d'Edmonton a enregistré 21 arnaques à la romance pour une perte totale de 1,7 million de dollars. C'est plus de la moitié de la somme volée pour toute l'année 2019. Un phénomène mondial que la police peut endiguer avec l'aide du public.

L'inspectrice Linda Herczeg de la police d'Edmonton devant un panneau.

Le coronavirus est une aubaine pour les fraudes, selon l'inspectrice Linda Herczeg.

Photo : Police d'Edmonton

Signaler à la police

Gardez toutes les preuves et apportez-les-nous, répète Linda Herczeg. Ces informations peuvent être très utiles pour enquêter sur les fraudeurs qui se trouvent parfois être à Edmonton même.

Une autre arnaque a vu le jour depuis l’éclosion du coronavirus : la tromperie aux masques. Nous avons reçu la plainte d’une dame qui a acheté sur le web pour 240 $ de masques, mais dont la livraison n’est jamais arrivée, raconte la porte-parole de la section des crimes économiques.

L’escroquerie n’a pas lieu qu’au Canada. Selon une collègue de la détective Linda Herczeg qui travaille en Chine, leur nombre a augmenté de 57 % en janvier dans ce pays, avant de baisser de 47 % le mois suivant, grâce aux messages relayés par les médias et la police.

Notre dossier COVID-19 : les services ouverts ou fermés dans votre région

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