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Une étude sur les croyances et les émotions en lien avec le coronavirus

uqtr-campus-generique

L'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada/Josée Ducharme

Des chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) s’intéressent à l’incidence des émotions suscitées par le coronavirus sur la rationalité.

L’idée est née lors des annonces des premières mesures majeures, le 13 mars, par le premier ministre du Québec, François Legault.

Il y a peu de recherches qui ont été faites sur le comportement des gens pendant une épidémie, souligne le stagiaire postdoctoral en psychologie à l’UQTR, Yanick Leblanc-Sirois. 

Avec sa collègue étudiante au doctorat en psychologie, Marie-Ève Gagnon, ils ont élaboré un questionnaire pour tenter d’établir un lien entre les émotions ressenties et le type d’informations auxquelles la personne adhère.

Parmi les questions posées, les chercheurs demandent de répondre à des affirmations qui sont vraies et d’autres qui tiennent plutôt de la croyance populaire concernant le coronavirus.

La seconde partie du test s’intéresse aux émotions ressenties par les répondants et à leurs habitudes, notamment de désinfection. Enfin, des questions de logique sont posées dans la dernière partie.

On veut regarder si, dans les gens qui répondent au questionnaire, il y a de fausses croyances. On veut par la suite les mettre en lien avec les émotions et leur capacité de raisonnement, explique M. Leblanc-Sirois.

Les chercheurs s’attendent à ce que les niveaux de stress et d’anxiété soient plus élevés que la moyenne.

Mon impression, c’est que la plupart des gens vont rapporter des niveaux d’anxiété plus élevés que la normale. Il va y avoir des variations. On sait qu’il y a des gens qui prennent cela un peu à la légère, alors que d’autres restent chez eux et ont même peur d’ouvrir une fenêtre, estime M. Leblanc-Sirois.

Marie-Ève Gagnon, qui est aussi chargée de cours à l’UQTR, souligne que deux réactions sont possibles dans ce contexte : se tourner vers la logique ou avoir une réaction plus intuitive.

Les réponses seront aussi nuancées en fonction de l’évolution de la science sur la COVID-19, puisque les connaissances évoluent rapidement sur cette maladie.

On va tenir compte de la date à laquelle la personne répond au questionnaire, parce que l’information change et on va tenir compte de ça. On a dû planifier ce questionnaire très rapidement au début en sachant ça. On sera donc plus nuancés dans nos conclusions, souligne Mme Gagnon.

Les étudiants ont déjà reçu 300 réponses à leur questionnaire, alors qu’un minimum de 80 répondants étaient requis pour avoir des résultats intéressants. Des résultats d'analyses préliminaires devraient être obtenus d’ici quelques semaines.

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Mauricie et Centre du Québec

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