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Les premiers répondants lancent un cri du coeur : dites la vérité

Une ambulance porte le logo «Ambulances Abitémis, division de Dessercom».

Une ambulance de la compagnie Dessercom (archives)

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Emily Blais

Toux, fièvre et problèmes respiratoires, ce sont les principaux symptômes de la Covid-19. Des symptômes importants à mentionner lors d’un appel au 9-1-1. Les questions des répartiteurs ont été adaptées à la pandémie, mais les malades, eux, peuvent parfois cacher des informations.

Les policiers, ambulanciers, pompiers et les employés des travaux publics déployés à la suite d’un appel d’urgence se retrouvent parfois dans des situations où leur propre santé est en danger.

On a eu cinq cas de transport où on suspectait que la personne soit atteinte du virus, alors nos paramédics n’ont pas pris de chances et ils se sont complètement habillés avec leur équipement de protection individuelle, rapporte Francis Brisebois, coordonnateur aux communications pour Dessercom. De ces cinq cas, il indiquait lundi que des tests de dépistage du coronavirus se sont avérés négatifs et d’autres sont en attente d’un résultat.

Robert Fortin, directeur adjoint du Centre d'appels d'urgence de l'Abitibi-Témiscamingue, rappelle l’importance de faire preuve de transparence.

Un homme sourit à la caméra devant un mur d'écran de centre d'appels d'urgence.

Robert Fortin, directeur adjoint du Centre d'Appel d'urgence de l'Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

C’est l’importance de préserver leur santé et leur sécurité, celle de leur famille, mais aussi de préserver la capacité qu’ils puissent maintenir le travail et qu’ils puissent répondre aux urgences. Si on perd ces gens-là, qu’ils sont à la maison et qu’ils ne peuvent plus répondre aux urgences, on met à risque le système, dit-il.

Francis Brisebois incite aussi la population à dire la vérité. En Abitibi- Témiscamingue, deux paramédics sont en isolement préventif puisqu’ils revenaient de voyage. Déjà aux prises avec une pénurie de main-d’oeuvre, Dessercom travaille sur des plans de contingence.

Si jamais on a un besoin de main-d’oeuvre, on va entamer des mesures avec le ministère pour trouver des solutions, explique Francis Brisebois. Je pense notamment à solliciter du moins les retraités ou des étudiants ou des gens qui ont déjà conduit des véhicules d’urgence, ce serait déjà mieux, étant donné qu’ils sont en mesure de conduire un véhicule d’urgence, donc une ambulance, nos paramédics pourraient traiter le patient à l’arrière.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

Parents et premiers répondants

Des premiers répondants sont aussi des parents d’enfants en bas âge. Même s’ils ont accès à une garderie, leur enfant pourrait ne pas être admis. Le coordonnateur aux communications chez Dessercom affirme que c’est une source d’inquiétude chez les paramédics.

Si l’enfant a une toux ou un symptôme qui pourrait inquiéter le service de garde, évidemment il ne sera pas admis. Ils doivent trouver des solutions alternatives, souligne Francis Brisebois.

Quand on mentionne COVID-19, que vous soyez à risque ou en attente d’un diagnostic ou que vous l’avez, il faut le dire. Il faut le dire si vous revenez de voyage pendant les trois dernières semaines, si vous avez fréquenté des lieux publics ciblés par les autorités de la direction générale de la Santé publique, si vous avez été en contact étroit avec un cas confirmé ou une personne sous investigation de la COVID-19 ou encore s’ils ont reçu des consignes de demeurer en isolement volontaire à domicile, évidemment, il faut le savoir, souligne le directeur adjoint du Centre d'appels d'urgence de l'Abitibi-Témiscamingue.

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Abitibi–Témiscamingue

Santé publique