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Une prime de 2$ l'heure pour travailler pendant la pandémie

Dans des épiceries, pharmacies et des entreprises du domaine alimentaire.

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Des employés d'Olymel au travail.

Olymel verse une prime à ses employés durant la pandémie du coronavirus.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des travailleurs des services essentiels touchent une légère prime de deux dollars l'heure pour rester au travail pendant la pandémie. Une mesure qui n'a rien d'éternel, prévient-on dans le milieu du travail.

Le pharmacien Pierre-Yves Hébert propriétaire de 17 pharmacies accorde 2$/h de plus à ses employés de plancher, qui touche désormais 15$/h.

« Tout le monde est craintif de travailler avec des gens qui pourraient être malades dans le fonds. Donc, c'est une reconnaissance de cet engagement-là de leur part », explique-t-il.

Même chose chez Olymel.

« Ce n'est pas une augmentation de salaire, tempère Richard Vigneault. porte-parole de l'entreprise.

« C'est une prime spéciale qui est liée à la situation de pandémie de Covid-19. »

Évidemment, c'est un coût pour l'entreprise, mais on considère que c'est une mesure essentielle pour soutenir le moral et puis soutenir le travail de nos employés pendant cette période très difficile que tout le monde connaît actuellement.

Richard Vigneault. porte-parole d'Olymel
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Joël Lightbound, député libéral fédéral de Louis-Hébert lors d'une entrevue dans les studios de Radio-Canada à Québec

Les dernières mesures fédérales expliquées par Joël Lightbound

Photo : Radio-Canada

Mais la pandémie prendra bien fin un jour et ces augmentations momentanées devraient elles aussi s'envoler au même moment.

« On trouvait que c'était nécessaire de faire une reconnaissance pour ceux qui étaient là pour l'instant. Le futur, on le réglera quand on arrivera là », ajoute Pierre-Yves Hébert.

« Il y a une notion de marketing derrière ça », analyse pour sa part le conseiller financier Ian Sénéchal.

« Malheureusement, il faut garder en tête, ça va être temporaire, ¸ça, c'est sûr. Parce que de toute façon, si ce n'est pas temporaire, à un moment donné cette facture-là va être refilée au consommateur et ce n'est pas quelque chose qu'on souhaite. »

Malgré les primes accordées, le défi de rétention de main-d'oeuvre demeure pour les propriétaires de pharmacie et de supermarchés. Ces travailleurs ne font pas partie de ceux qui peuvent envoyer leurs enfants à la garderie comme les employés du réseau de la santé.

Avec les informations de Pierre-Alexandre Bolduc

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