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La Fondation du CHU de Québec lance un cri du cœur pour des dons

Un symbole de dollar remis d'une main à une autre.

La Fondation a dû procéder à des mises à pied récemment.

Photo : iStock

Guillaume Piedboeuf

S’attendant à être sollicitée plus que jamais par les hôpitaux et chercheurs, la présidente de la Fondation du CHU de Québec, Marie-Claude Paré, se croise les doigts pour que les dons en argent continuent d’affluer malgré la perte de plus de 60 % de ses employés, mardi.

Je viens de parler avec le directeur du Centre de recherche à Québec, dont les équipes travaillent jour et nuit pour un vaccin ou de nouveaux traitements pour la COVID-19. Là, il m’a dit qu’il allait avoir besoin de notre aide financière, explique la présidente et chef de la direction.

Ce n’est qu’un début, précise Marie-Claude Paré. Malgré les fonds d’urgence investis par les deux paliers de gouvernement dans la santé et la recherche, les besoins vont être énormes dans les prochaines semaines et je suis préparée à ce que le CHU de Québec nous fasse de grandes demandes.

Le tout survient alors que la Fondation du CHU de Québec fonctionne à équipe réduite. Comme entreprise, mardi, on a fait plus de 60 % de mises à pied. Ç'a été très triste, mais il fallait baisser notre masse financière. Ça va être hyper difficile pour la prochaine année, explique la présidente.

Marie-Claude Paré

La présidente de la Fondation du CHU de Québec, Marie-Claude Paré

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lavoie

Néanmoins, la Fondation continue de répondre aux demandes.

Déjà, par exemple, le CHU de Québec a demandé à la Fondation de payer le coût des images d'échographie remises aux futurs parents. Ces images sont normalement facturées à ces derniers s’ils les veulent, mais jusqu’à nouvel ordre, les femmes enceintes ne peuvent plus être accompagnées durant leur échographie par l’autre parent.

Il allait donc de soi de donner des images qui peuvent être rapportées à la maison, comme souvenirs.

Un manque à gagner à combler

Tout ce chamboulement survient alors que la Fondation a dû annuler tous ces événements de financement à venir, dont le Bal des Grands romantiques qui devait avoir lieu vendredi et qui génère près de 700 000 $.

Plusieurs entreprises et invités ont décidé de transformer le prix de leurs billets en dons. D’autres ont demandé d’être remboursées. Marie-Claude Paré ne les blâme pas du tout. Les temps seront durs pour plusieurs dans les prochains mois, mais elles implorent ceux qui ont les moyens de donner.

Déjà, certains ont commencé à le faire. On a des entreprises comme Industrielle Alliance et Valero qui nous ont envoyé des dons sans même qu’on les sollicite, en fin de semaine. On est très reconnaissant. Il y a un élan de générosité, mais mon dieu qu’il doit être encore plus grand.

Des dons en argent seulement

Si la solidarité de la population québécoise avec le personnel hospitalier est plus palpable que jamais, ces jours-ci, la manière la plus efficace d’aider est vraiment un don en argent, insiste Marie-Claude Paré.

Samedi, le CHU de Québec a dû rappeler à la population que les dons de nourriture et de matériel ne pouvaient être acceptés. Certains employés d’hôpitaux avaient fait des demandes de leur propre gré sur les médias sociaux. Pour des moniteurs pour bébé bidirectionnels, notamment.

Tout ça venait de très bonnes intentions, mais c’est une fausse bonne idée. Ce n’est pas une bonne pratique pour la prévention d’infection, explique la porte-parole du CHU de Québec, Geneviève Dupuis.

Même son de cloche du côté de la présidente et chef de la direction de la fondation. C’était beau de voir les gens donner, mais en même temps regrettable parce que ce que le CHU a besoin présentement, c’est des sous, plaide-t-elle.

Ce que j’aimerais, c’est être capable de donner 300 000 $ dans les prochaines semaines pour payer les chercheurs-cliniciens qui sont en train de nous trouver un vaccin.

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Santé publique