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Du soutien s’organise pour briser l’isolement des personnes immigrantes

Un homme découragé devant son ordinateur, en raison du nombre élevé de tâches qu'il doit réaliser.

Des organismes de la région ajustent leur offre pour aider les immigrants pendant que les gens doivent limiter leurs entrées et sorties.

Photo : iStock

Marc-André Landry

L’inquiétude liée à crise de la COVID-19 n’épargne pas les personnes immigrantes de la région, qui doivent déjà composer avec une forme d’isolement, loin de leur pays d’origine.

Les organismes présents sur le territoire comprennent bien cette réalité et ont donc mis en place des activités spéciales pour apporter du soutien aux immigrants.

C’est notamment le cas à la Mosaïque, qui oeuvre à l’intégration des personnes immigrantes dans la région. Selon le directeur général Valentin Brin, la crise actuelle entraîne de nouveaux besoins chez cette clientèle.

Habituellement, on fait beaucoup de soutien administratif dans leur parcours pour l’immigration, indique-t-il. Depuis quelques jours, on est plus sollicités. Les gens veulent savoir quelle va être l’évolution de l’immigration au pays, mais les gens nous demandent aussi des nouvelles à l’international. Ils sont un peu inquiets pour leur pays d'origine, et on le sent.

Même si les rencontres de groupe ne sont plus possibles pour un certain temps, la Mosaïque entend utiliser la technologie pour poursuivre sa mission.

On veut maintenir nos activités pour que les gens puissent continuer d’en parler entre eux, précise M. Brin. On essaie de s’adapter aux besoins en ouvrant des réunions en ligne pour nos membres, en organisant des groupes de lecture ou de discussion. Ça nous permet de poursuivre notre travail de divertir cette clientèle et de briser son isolement.

Séances de groupe virtuelles

Le Carrefour jeunesse emploi d’Abitibi-Est (CJEAE) planifie également des activités spéciales en lien avec son mandat d’intégration des nouveaux arrivants.

Dès mardi prochain, un groupe de soutien virtuel sera mis en place, à raison de deux fois par semaine. Ces activités gratuites permettront de diffuser de l’information, de rassurer les gens et de répondre à leurs questions.

On n’a pas eu une augmentation de demandes parmi notre clientèle immigrante, mais on pense que ces séances peuvent être très pertinentes pour elles, explique Stéphane Harnois, agente de rétention et d’attraction eu CJEAE. On se tient porteurs du mandat d’au moins pouvoir les rassurer. On ne fait pas de miracles, mais si ces gens-là ont quelqu’un pour partager leurs peurs et leurs doutes, c’est un service qui peut être très apprécié.

Des activités thématiques pourraient aussi s’ajouter selon la demande.

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Abitibi–Témiscamingue

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