•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pas de pénurie alimentaire en vue, assure un producteur

Un homme coupe de la viande de poulet

Si le nombre d’employés chute à cause de la crise de la COVID-19, il est possible que la variété des produits diminue, mais il n’y aura pas conséquence sur la quantité, selon le Groupe Westco.

Photo : iStock

Radio-Canada

Dans les dernières semaines, plusieurs consommateurs se sont rués sur les épiceries, craignant une pénurie alimentaire. Le président-directeur général de l'entreprise de production avicole Groupe Westco tient toutefois à rassurer la population.

Thomas Soucy demeure optimiste quant à l’approvisionnement des commerces de nourriture et l’offre agroalimentaire.

On n'aura pas de distorsion dans la chaîne alimentaire. Nous, on va continuer nos opérations.

Thomas Soucy, président-directeur général du Groupe Westco

Comme le service agroalimentaire est essentiel, les employés de cette entreprise de production avicole ne sont pas, à l'heure actuelle, en arrêt de travail.

Le plus grand défi, c'est les attentes des gens et le stress de nos employés, selon M. Soucy.

Plusieurs mesures pour la sécurité des employés sont en train d’être établies, mais les travailleurs demeurent inquiets. Il faut les rassurer [...] et les protéger autant qu'on peut, dit M. Soucy, qui ne souhaite pas voir ses effectifs réduits.

L'entreprise québécoise Olymel, coactionnaire du Groupe Westco, a fait appel récemment à deux médecins spécialisés pour offrir de l’aide aux employés.

Et si le nombre d’employés diminue?

Si le nombre d’employés chute dans les prochaines semaines à cause de la crise de la COVID-19, il est possible que la variété des produits en magasins diminue, mais il n’y aura pas conséquence sur la quantité.

Thomas Soucy dans son bureau

Thomas Soucy, le président-directeur général Groupe Westco (Archive.)

Photo : ICI Radio-Canada/Bernard LeBel

Les attentes des consommateurs sont grandes. On va continuer à abattre et à faire du poulet frais, mais peut-être moins de coupes, par exemple dans les magasins, peut-être plus de poulets entiers qui prennent moins de travail explique-t-il.

Cette mesure demeure tout de même hypothétique pour le moment. Il confirme aussi que l’offre d’oeufs sera toujours disponible.

Un défi supplémentaire

L’incertitude quant à la possible imposition de nouvelles mesures gouvernementales dans les prochaines semaines jette tout de même une ombre au tableau. Ça crée quand même un stress de garder toute l'opération, chaque secteur de l'opération en fonction, constate M. Soucy.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

L’homme à la tête de Groupe Westco évoque l’exemple du domaine de la construction. Si, de prime abord, ce service ne semble pas lié à l'industrie du poulet, l'entreprise a pourtant constamment des chantiers en cours.

On avait annoncé l'année passée qu'on faisait d'autres poulaillers et se lancer dans le bio. Il est en construction présentement. C'est une chaîne qui roule. On ne peut pas arrêter la chaîne, explique Thomas Soucy.

Récemment de retour d'un voyage à l’étranger, M. Soucy en était à son huitième jour d’isolement à la maison, vendredi dernier, lors de son entrevue avec Radio-Canada.

Avec les informations de Marie-Hélène Lange

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !