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Inquiétude chez les chauffeurs d'autobus scolaires de l'Est-du-Québec

Plusieurs autobus scolaires dans un stationnement, avec les pneus recouverts de neige.

Les autobus scolaires sont immobilisés dans le stationnement depuis près de deux semaines déjà.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Alexie André Belisle

Avec la fermeture des écoles, les chauffeurs d'autobus scolaires de l'Est-du-Québec vivent beaucoup d'incertitude par rapport à leur salaire. Ils craignent de ne plus être payés dès la semaine prochaine puisque la fermeture des écoles a été prolongée au moins jusqu'au 1er mai en raison pour contrer la propagation de la COVID-19.

Le salaire des chauffeurs scolaires est régi par le contrat entre les commissions scolaires et les transporteurs. En cas de fermeture des écoles (dans le cas d'une grève par exemple), ce contrat prévoit que les commissions scolaires reçoivent pendant cinq jours 90 % de leur salaire.

Après cinq jours consécutifs de coupure, le contrat est payé à 50 % à compter de la sixième journée , explique Carl Ruest, le directeur des ressources matérielles de la Commission scolaire des Phares.

Carl Ruest est à l'extérieur devant un immeuble.

Le directeur des ressources matérielles de la Commission scolaire des Phares, Carl Ruest

Photo : Radio-Canada

Lorsque les transporteurs sont payés à 50 %, les chauffeurs sont mis à pied.

Exceptionnellement, le gouvernement du Québec a demandé aux commissions scolaires de payer les transporteurs à 100 % pendant les deux premières semaines de fermeture des écoles. Mais il n’a pas encore annoncé que cette mesure se prolongerait après vendredi.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Situation financière déjà difficile

D’après Robert Jean, le président du syndicat des chauffeurs scolaires d'Autobus Manic, la situation financière de ses membres est précaire, même en temps normal :

C'est ben beau les mesures, les prêts hypothécaires, mais reste qu'il faut vivre pareil. Il y en a qui ont 15 ou 20 heures par semaine. Donc, ça va faire quoi, 200 $ de chômage par semaine? Écoutez, c'est ridicule.

Robert Jean, le président du syndicat des chauffeurs scolaires d'Autobus Manic
Robert Jean se tient devant un autobus scolaire.

Robert Jean, le président du syndicat Chauffeur Manic sur la Côte-Nord

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Gregory Thorez, le porte-parole des chauffeurs scolaires de Rimouski, s’inquiète pour l’obtention de l’assurance emploi. C'est déjà un emploi qui est assez précaire à la base, les chauffeurs d'autobus habituellement se mettent sur l'assurance emploi l'été ou quand il n'y a pas d'école. L'école, c'est 180 jours par année, donc c'est sûr que les gens ne savent pas trop où ils s'en vont avec ça.

Si les gens doivent se mettre sur l'assurance-emploi aujourd'hui, ils n'auront plus d'assurance emploi pour l'été.

Gregory Thorez, porte-parole des chauffeurs scolaires de Rimouski
Gregory Thorez se tient debout devant un boisé.

Gregory Thorez parle au nom des chauffeurs d'autobus scolaires de Rimouski.

Photo : Radio-Canada

Les conséquences à long terme

Si les chauffeurs d’autobus ne recevaient plus de salaire, ils pourraient être tentés de se trouver un autre emploi. C’est ce que craint Robert Jean.

Les gens s'ils sont obligés d'aller sur le chômage, ils vont aller dans d'autres secteurs, des petites entreprises de livraison, ainsi de suite, dans le transport. Quand on va arriver pour reprendre nos emplois, il va manquer de main-d'œuvre terriblement.

Robert Jean, le président du syndicat des chauffeurs scolaires d'Autobus Manic

Les négociations se poursuivent. Le gouvernement pourrait choisir de payer 100 pour cent des contrats des transporteurs pour qu'ils puissent payer les chauffeurs scolaires.

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