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Les camionneurs doivent « repenser leur quotidien » pendant la crise de la COVID-19

Le reportage de Frédéric Arnould

Photo : Radio-Canada

Tanya Neveu

Considérés comme des travailleurs des services essentiels, les camionneurs doivent traverser les provinces pendant la pandémie. Ils sont confrontés à une réduction des services de ravitaillement sur la route ainsi qu’à des défis sanitaires.

C’est toute une logistique! Il faut repenser à tout le quotidien du chauffeur de longues distances, affirme la responsable de la sécurité et de la conformité chez Martin Roy Transport, Johanne Valence.

Les conditions de travail ont considérablement changé au cours des derniers jours pour la centaine de camionneuses et camionneurs de l'entreprise de Rouyn-Noranda.

Les arrêts routiers étant pour la plupart fermés ou insalubres, les chauffeurs s’isolent de plus en plus et apportent avec eux le nécessaire pour se nourrir et se laver.

C’est sûr qu’il y a de l’insécurité. On ne veut pas être malade, on ne veut pas ramener aucune maladie à la maison à la fin de la journée ou à la fin de la semaine, ajoute Johanne Valence.

Le syndicat des Teamsters, qui représente des dizaines de milliers de membres au pays, confirme que les camionneurs vivent une période très anxiogène.

La crise augmente le niveau de stress de nos membres, de nos camionneurs, c’est certain. Ça rend la tâche encore plus complexe qu’elle ne l’était. Déjà, c’est une industrie qui est extrêmement complexe, explique le président canadien du syndicat des Teamsters, François Laporte.

Protéger les camionneurs et leurs familles

François Laporte demande aux employeurs d’aller au-delà des recommandations gouvernementales et de tout mettre en œuvre pour assurer la protection des camionneurs.

On m’a rapporté qu’il y a des compagnies de transport qui ont fourni deux, trois petites lingettes qu’on retrouve dans les restaurants pour se laver le bout des doigts, et on leur a dit : "Nettoyez vos camions". Ce n’est pas de cela qu'on a besoin, déplore le président de Teamsters Canada. On a besoin de produits qui désinfectent de façon plus rigoureuse. On a besoin d’équipements de protection, de gants, de masques, au besoin selon les opérations.

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Abitibi–Témiscamingue

Transports