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Pourquoi les autorités ne divulguent-elles pas le lieu d’un cas de COVID-19?

Une personne avec des gants dépose un liquide dans une éprouvette.

Le CISSS de la Côte-Nord, comme les autres instances de santé publique ailleurs au Québec, limite les informations rendues publiques sur le cas confirmé de COVID-19 pour assurer la confidentialité de l'identité du patient.

Photo : Associated Press / John Minchillo

Radio-Canada

Lorsqu’un cas de COVID-19 est déclaré, comme cela a été le cas mardi sur la Côte-Nord, les autorités de santé publique limitent au maximum les informations révélées au sujet du patient. Une information comme la ville où réside la personne n’est dévoilée que si cela peut contribuer à l’enquête épidémiologique en cours.

Mardi, un premier cas de COVID-19 a été confirmé sur la Côte-Nord chez un ou une patiente de moins de 50 ans ayant voyagé au Costa Rica. Cette personne n'a pas eu besoin d'être hospitalisée et elle est en isolement chez elle.

Les responsables de la santé publique ont refusé de donner tout détail supplémentaire, comme le lieu de résidence de cette personne, invoquant des raisons de confidentialité.

Cette information-là, elle est confidentielle, parce que si on donne la ville, vous savez on a des petits milieux, alors les gens vont facilement identifier cette personne et elle peut subir de la discrimination, dit le Dr Richard Fachehoun, médecin-conseil en santé publique, en entrevue à l’émission Bonjour la Côte mercredi matin.

Outre le lieu de résidence, le sexe de la personne n’est pas révélé non plus.

Dans toutes les localités de la Côte-Nord, les mesures sont les mêmes, indique le Dr Fachehoun, expliquant qu'il faut prendre des précautions sanitaires et appliquer la distanciation sociale, peu importe si le cas confirmé habite ou non près de chez nous.

Des villes et des lieux précisés ailleurs au Québec

Dans de plus grandes villes du Québec, le lieu de résidence d’un malade, mais aussi des détails comme son itinéraire de transport en commun ont été révélés par les autorités.

Le docteur Richard Fachehoun accorde une entrevue à Radio-Canada.

Le docteur Richard Fachehoun de la Direction de la santé publique au CISSS de la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy-Martin

C’est une analyse qui se fait au cas par cas. Dans certaines situations, vous allez voir, les gens ont besoin de transmettre un peu plus d’informations pour que les contacts puissent se manifester, explique Richard Fachehoun.

Enquête épidémiologique menée

Selon le médecin-conseil en santé publique, ce n’est pas le cas pour le patient nord-côtier. Une enquête épidémiologique aurait permis d'établir l'identité des personnes qui auraient pu entrer en contact avec le malade et de les joindre.

Tous les contacts ont été rejoints, alors on n'a pas besoin de divulguer cette information-là.

Richard Fachehoun, médecin-conseil en santé publique

Lors de l’enquête épidémiologique, les activités de la personne malade sont retracées pour identifier chaque personne qu’elle aurait pu infecter. Ces personnes sont ensuite contactées, puis questionnées pour déterminer si elles ont des symptômes et si elles sont vulnérables. Elles reçoivent finalement des consignes pour savoir si elles devraient subir un dépistage ou s’isoler.

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