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Mises à pied à la Ville de Québec : « Un choix politique », dit Paul Shoiry

L'extérieur de l'hôtel de ville de Québec en hiver.

L'hôtel de ville de Québec

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

L’ancien chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville, Paul Shoiry, juge sévèrement la décision de l’administration Labeaume de mettre à pied 2000 employés municipaux. Selon lui, rien n’obligeait la Ville à aller aussi loin à ce stade-ci de la pandémie.

« C’est un choix politique que la Ville a fait et elle devra le justifier éventuellement », a déclaré Paul Shoiry en entrevue à l’émission Première heure mercredi matin.

M. Shoiry, qui a été actif en politique pendant 23 ans à Québec, rappelle que la fin de l’hiver est souvent marquée par des mises à pied dans le monde municipal.

Des employés affectés au déneigement sont par exemple remerciés temporairement, puis rappelés pour le grand ménage du printemps.

La mise à pied de 2000 travailleurs municipaux est cependant inhabituelle.

Selon Paul Shoiry, la décision du maire Régis Labeaume semble précipitée, même si la perspective d’une baisse des revenus municipaux est réelle.

Malheureusement pour ces employés-là, la Ville a fait le choix de les renvoyer.

Paul Shoiry

« On est dans une situation exceptionnelle, a plaidé Paul Shoiry. On ne sait pas vraiment ce qui va se passer. »

Une responsabilité sociale

Paul Shoiry souligne que la Ville de Montréal écarte pour l’instant des mises à pied massives, préférant garder les employés « au travail », quitte à les réaffecter à d’autres tâches ou à les prêter à des organismes communautaires.

La semaine dernière, la Ville de Québec a confirmé que certains employés municipaux iraient combler un besoin criant de bénévoles à Moisson Québec et au comptoir de la Saint-Vincent-de-Paul de Val-Bélair.

Selon Paul Shoiry, l’administration Labeaume pourrait en faire beaucoup plus.

« Les villes ont des responsabilités sociales et économiques », a-t-il souligné. Il a rappelé au passage que le gouvernement Couillard a reconnu les municipalités comme des gouvernements de proximité en adoptant le projet de loi 122, dès 2017.

Un maire trop discret?

L’ancien chef de Démocratie Québec ne se gêne pas non plus pour déplorer « l’absence » médiatique du maire Labeaume depuis le début de la pandémie de COVID-19.

« On sent qu’il s’est retiré. Je pense qu’en temps de crise, on s’attend à ce que nos leaders locaux et régionaux soient présents », a-t-il souligné au micro de l’animateur Claude Bernatchez.

L'ex-élu affirme que le maire Labeaume gagnerait à mieux expliquer les décisions de la Ville et les changements à venir dans les services aux citoyens.

Le chef de l’opposition officielle à l’Hôtel de Ville, Jean-François Gosselin, a décliné notre demande d’entrevue dans ce dossier.

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