•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une situation sans pareil pour les universités en Atlantique

Enseigne de l'Université de Moncton en hiver.

L'Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Maryanne Dupuis

En réaction à la crise de la COVID-19, les universités en Atlantique tentent de trouver des solutions pour que les étudiants soient en mesure de compléter le trimestre d’hiver tout en respectant les exigences initialement prévues.

Plusieurs semaines d’enseignement étaient encore au programme avant la fin des cours. Selon Mathieu Lang, président de l'Association des bibliothécaires, professeures et professeurs de l’Université de Moncton (ABPPUM), le but est actuellement de « sauver le trimestre d’hiver » et de faire des aménagements pour que les cours puissent s’offrir à distance.

L’Université de Moncton a suspendu les cours durant deux semaines pour que la transition vers l’enseignement en ligne puisse se faire.

Les cours doivent reprendre le lundi 30 mars avec une nouvelle formule.

Avec des circonstances exceptionnelles, on prend des mesures exceptionnelles et c’est ça qu'on est en train de faire à l’université.

Pierre-Marcel Desjardins, directeur de l’École des hautes études publiques à l’Université de Moncton

Pour certains enseignants qui n’avaient jamais enseigné via le web, une adaptation importante devait se faire. Les universités ont pour la plupart offert de l’appui au corps professoral, en proposant une série de formations sur les différents outils disponibles.

Toutefois, comme le mentionne Pierre-Marcel Desjardins, l’enseignement en personne comporte des avantages indéniables.

Le professeur dans son bureau

Pierre-Marcel Desjardins, directeur de l’École des hautes études publiques à l’Université de Moncton

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

J’aime beaucoup mieux enseigner en classe parce que je peux voir les étudiants et avec leurs réactions, je réalise parfois que l’explication n’a pas été bien comprise, raconte M. Desjardins. Quand on enseigne virtuellement, on n’a pas ce feedback immédiat des étudiants. Mais étant donné les circonstances, les outils technologiques qu’on a permettent d’offrir une formation qui reste une formation de qualité.

Favoriser la flexibilité

L’Université Mount Saint-Vincent à Halifax en Nouvelle-Écosse a été l’une des premières en Atlantique à passer à l’apprentissage en ligne, qui est disponible pour les étudiants depuis plus d’une semaine déjà.

Amélie Lemieux, professeure adjointe à la faculté des sciences de l’éducation, mentionne que le mode d’enseignement asynchrone est privilégié par l’établissement, c'est-à-dire que les étudiants peuvent consulter les cours en ligne selon leur horaire personnel, plutôt que d’avoir une plage horaire précise identifiée.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Je pense que les étudiants apprécient beaucoup le mode asynchrone parce que ça respecte beaucoup plus leur style de vie et les conditions auxquelles ils font face en ce moment, dit Mme Lemieux.

Les enseignants ont adapté leur cours afin que les étudiants puissent naviguer à travers le contenu de manière indépendante.

Ça donne plus de flexibilité aux enseignants et aux étudiants surtout, qui peuvent être dans des situations plutôt anormales, ajoute-t-elle.

Adapter les évaluations

Durant la période d’examen, qui a normalement lieu en avril, il n’y aura aucun examen en personne dans les universités en Atlantique pour respecter les directives gouvernementales.

Les examens en ligne seront plutôt privilégiés.

Il y a autant de solutions différentes qu'il y a de cours différents.

Mathieu Lang, président de l'ABPPUM

Pour certaines disciplines, la présence physique des étudiants est normalement requise pour les évaluations. Il suffit de penser aux cours d’art dramatique par exemple.

Mathieu Lang, affirme que le mot d’ordre actuellement est de faire confiance au jugement professionnel des enseignants.

Mathieu Lang, président de l’Association des professeurs et bibliothécaires de l’Université de Moncton.

Mathieu Lang, président de l’Association des professeurs et bibliothécaires de l’Université de Moncton. (Archive)

Photo : Radio-Canada

Selon lui, les professeurs sont les mieux placés pour adapter les évaluations afin qu’elles s’approchent le plus possible du contexte normal et qu’elles déterminent si les cibles du cours sont atteintes par les étudiants.

Pour ce qui est des stages, les universités avisent selon les différentes situations. À l’Université Sainte-Anne, les membres de la direction évaluent de quelle manière ils vont procéder pour que les étudiants aient la formation la plus complète possible.

Les stages d’hiver sont en pause pour le moment, affirme Dany Sheehy, doyen de l'Immersion et de la Faculté des programmes professionnels.

Dans tous les cas, nous avons déjà déterminé des plans d’action. Pour les stages du printemps, nous avons pris la peine de regarder le parcours de chaque étudiant de façon à déterminer quelle sera la meilleure solution possible pour minimiser les répercussions, souligne-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouvelle-Écosse

Éducation