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Les marchés boursiers maintiennent une hausse timide

« Étant donné le déni du président américain face à la crise sanitaire, nous ne voyons pas de rebond durable », commente un analyste français des marchés.

La Bourse de New York.

La salle des cambistes de la Bourse de New York, où les échanges se font en ligne uniquement en raison de l'épidémie de COVID-19.

Photo : Reuters / Lucas Jackson

Radio-Canada

Les investisseurs ont été visiblement hésitants, mercredi, en dépit de l'accord conclu au Sénat américain sur un plan de soutien à l'économie de 2000 milliards de dollars (2900 G$ US).

En fin de séance, le Dow Jones avait gagné 2,39 %, à 21 200,55 points. Il avait connu la veille sa plus forte hausse en une séance depuis mars 1933 en grimpant de plus de 11 %, après qu'un compromis sur le plan de relance américain eut été conclu entre la Maison-Blanche et le Sénat.

Évolution en dents de scie

Les indices, qui allaient vers le vert depuis le début de la séance, se sont repliés avant la clôture, au moment où les discussions au Sénat sur le plan d'aide à l'économie américaine se poursuivaient.

À Toronto, l'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a gagné 568,15 points, soit 4,5 %, à 13 139,28 points.

Au même moment, à Paris, le CAC 40 grimpait de 3,6 % et le FTSE de Londres, de 3,4 %, tandis que le DAX allemand était aussi en hausse de plus de 1,2 %.

En Europe, le CAC 40 français a augmenté de 4,5 % et le DAX allemand de 1,8 %. Les marchés asiatiques ont connu une hausse générale avec un bond de 8 % au Japon.

Les trois grandes places boursières européennes avaient commencé la journée avec des gains de 2 % à 3 % à l'ouverture.

Mardi, la Maison-Blanche et le Sénat s'étaient entendus pour faire un compromis sur le plan de relance américain.

La chambre haute du Congrès doit maintenant approuver plus tard mercredi un texte qui pourrait déboucher sur l'envoi à des millions de foyers de chèques d'un montant susceptible d'atteindre 3000 $ (4350 $ CA).

Des crédits seraient parallèlement mis à la disposition des PME (350 milliards), 250 milliards de dollars iraient à des mesures d'aide aux chômeurs et au moins 75 milliards aux hôpitaux.

Si le soulagement l'emporte pour l'instant, les analystes sont loin de siffler la fin de la crise au vu de la progression ininterrompue de la pandémie aux États-Unis.

Le fait que le président Donald Trump ne semble pas prêt à durcir les mesures de confinement et qu'il entende au contraire « rouvrir » le pays pour Pâques le 12 avril inquiète.

À plus court terme, les marchés pourraient continuer de se maintenir grâce à ces mesures de soutien de la Fed et de l’administration américaine, mais étant donné le déni du président américain face à la crise sanitaire, nous ne voyons pas de rebond durable, résume Vincent Boy, analyste des marchés chez IG France, dans une note.

À la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei a terminé sur une forte hausse de 8,04 %, sa meilleure performance sur une séance depuis 2008, dans la foulée du rebond historique de Wall Street mardi. Il porte ainsi à 18 % son rebond sur les trois dernières séances, un mouvement favorisé par les achats d'actifs de la Banque du Japon et du fonds de pension public.

La tendance a été positive aussi sur les autres grandes places boursières asiatiques. En Chine continentale, le CSI 300 des grandes capitalisations a gagné 2,69 % et, en Corée du Sud, l'indice Kospi de Séoul a pris 5,89 %.

Avec les informations de Reuters

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