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Critiques autour des « commerces essentiels » en Ontario

Des travailleurs de la construction dehors, en hiver.

Les chantiers de construction font partie des activités maintenues.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Radio-Canada

Depuis minuit, toutes les activités qui n’entrent pas dans la liste déterminée par le gouvernement ont reçu l’ordre de fermer afin de lutter contre la propagation de la COVID-19. Cette liste comprend 74 catégories de services, qui constituent un ensemble trop élargi pour les uns, pas assez clair pour d’autres.

Parmi les domaines considérés comme essentiels, certains sont évidents, par exemple les services d’urgence (police, ambulances, pompiers), mais aussi les épiceries et pharmacies.

Les magasins d’alcool et de cannabis demeurent ouverts, tout comme les quincailleries, les stations-service ou encore les garages.

Tout en louant l’effort mis en place pour prioriser la santé publique, la Chambre de commerce de l’Ontario (CCO) réclame plus de clarté et de précision de la part des autorités.

Il faut que tous les gouvernements parlent les uns avec les autres pour avoir un système qui serait le même dans toutes les provinces. Si certains endroits restent ouverts dans des provinces, mais pas dans d'autres, ce n'est pas juste.

Rocco Rossi, président de la CCO

Plusieurs professions figurant sur la liste officielle se questionnent sur le bien-fondé du maintien de leur activité.

L’organisme qui représente le secteur de la construction demande au gouvernement Ford de fermer les chantiers pendant les 14 prochains jours au nom de la santé des ouvriers.

Cela n'a aucun sens [...], les chantiers de construction devraient poursuivre leurs activités alors qu’il peut y avoir des centaines d'employés qui travaillent à proximité les uns des autres.

Phil Gillies, président du Consortium de la construction de l’Ontario

Le président du syndicat des charpentiers de Toronto, Mike York, s’inquiète quant à lui de l’impossibilité de respecter les mesures d’hygiène et de distanciation sociale actuelles.

Un homme avec un casque de chantier et un gilet jaune dans un chantier.

Les ouvriers sont souvent en position de promiscuité sur les chantiers, notamment dans les ascenseurs ou les escaliers, alerte Mike York.

Photo :  CBC / Tina MacKenzie

Le premier ministre Doug Ford a tenu à être clair en affirmant que tout travailleur de la construction qui ne se sent pas en sécurité a le choix d’arrêter de travailler.

Nous n'hésiterons pas à fermer toute compagnie qui ne respecte pas les mesures de santé publique, a-t-il affirmé.

Enfin, M. Ford en appelle au bon sens des entreprises : elles doivent suspendre leurs opérations si elles ne sont pas en mesure d’assurer la protection sanitaire de leurs employés.

Une nécessité économique?

La décision de maintenir le secteur de la construction relève probablement de considérations d’ordre économique, selon une analyste politique.

Le secteur de la construction, c'est un peu l'épine dorsale de l'économie, donc quand il va mal, ça a des répercussions importantes.

Geneviève Tellier, politologue à l’Université d’Ottawa

Le gouvernement affirme laisser la porte ouverte à des ajustements sur sa liste.

Avec les informations de Camille Gris-Roy

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