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Comment résister à l’appel du frigo quand on est coincé à la maison

Une personne fait du télétravail en étant entouré de plateaux de chips, de frites, de beignes et de pizzas.

Les croustilles et autres gâteries peuvent être consommées, mais de façon occasionnelle en raison de leur faible valeur nutritionnelle et de leur forte densité énergétique.

Photo : iStock / Ferkhova

Pas facile de bien s’alimenter en cette période de confinement. Le garde-manger étant désormais à portée de main, les saines habitudes cèdent volontiers la place au réconfort que procurent quelques bouchées gourmandes. Voici des conseils pour éviter de tomber dans les pièges alimentaires liés au travail à la maison.

D'abord, il faut faire preuve de bienveillance envers soi-même. Le stress généré par les circonstances exceptionnelles a en effet pour conséquence qu’on recherche davantage la malbouffe.

On est très attirés par des aliments riches en sucre et en gras, car ce sont des aliments très réconfortants qui nous calment et qui élèvent la sérotonine en circulation, qui est le neurotransmetteur du bien-être. On gèle donc un peu nos émotions en mangeant.

Isabelle Huot, nutritionniste

Comprendre nos fringales ne permet toutefois pas de les excuser. Afin de mieux gérer nos envies soudaines de nourriture, la neuropsychologue Catherine Sénécal conseille d’être à l’écoute de soi, et, surtout, d'apprendre à reconnaître les signes de satiété.

La clé est l’authenticité. On doit se questionner ouvertement. Si on sent qu’on est en train d’utiliser l’alcool ou les aliments pour gérer des émotions, on peut se demander s’il y a d’autres soupapes qu’on peut utiliser.

Catherine Sénécal, neuropsychologue

La modération a bien meilleur goût

Un contrôle trop strict de son alimentation n’est pas recommandé. Les croustilles et autres gâteries peuvent être consommées, mais de façon occasionnelle en raison de leur faible valeur nutritionnelle et de leur forte densité énergétique.

Il faut à tout prix éviter l’état de restriction cognitive [...]. Cette forme de retenue ne peut pas être maintenue dans le temps, et la perte de contrôle qui s’ensuit ne fait que consolider le sentiment de culpabilité alimentaire, menant parfois jusqu’à l’apparition de troubles du comportement alimentaire.

Hubert Cormier, nutritionniste

Ce n’est donc pas le bon moment de commencer un régime. Isabelle Huot conseille plutôt de reprendre autant que possible la routine alimentaire normale, composée de trois repas et de deux collations par jour.

La qualité du sommeil n’est pas non plus à sous-estimer. Quand on dort moins de six heures par nuit, ça affecte les hormones de satiété, de sorte que la faim est davantage au rendez-vous, explique la nutritionniste.

Cachez ces aliments que je ne saurais voir

Il a été démontré que la proximité et la simple vue d’un aliment peuvent systématiquement mener à leur surconsommation, explique Hubert Cormier.

La solution? Placez les aliments riches en gras, en sucre et en sel dans un endroit où vous avez moins l’habitude d’aller, comme le sous-sol, le garage ou le garde-robe, et gardez des collations saines (crudités, fruits frais, mélange du randonneur) à proximité. Cela favorisera de meilleurs choix lorsque vous voudrez couper votre faim.

Un autre truc pratico-pratique est de placer les aliments honnis dans des contenants opaques et les aliments désirés dans des contenants transparents. Loin des yeux… loin du ventre, résume le nutritionniste.

Buvez de l’eau!

Plusieurs personnes croient à tort qu’elles ont faim alors qu’elles ont tout simplement soif, ce qui mène à des fringales qui, autrement, n’auraient pas eu lieu, explique Hubert Cormier. Mieux vaut ne pas attendre d’avoir soif avant de s’hydrater, car la soif indique déjà le début de la déshydratation. Pour mettre toutes les chances de son côté, une astuce consiste à laisser traîner un pichet d’eau aromatisée sur son bureau.

Caféinomanes, prenez garde à vous. La consommation de café devrait être limitée, confinement ou pas, à 400 mg par jour, soit environ trois tasses de café filtre. À noter qu’on retrouve aussi de la caféine ailleurs dans l’alimentation et que ça s’ajoute au total : thé, chocolat, boissons énergisantes, boissons gazeuses brunes, certains médicaments, etc., précise le nutritionniste.

Prendre le temps de cuisiner

Le confinement peut être l’occasion de passer plus de temps à cuisiner, en solitaire ou en famille. Savourez chaque bouchée, suggère Isabelle Huot, qui prône de manger lentement, en pleine conscience. Prendre le temps de faire une belle présentation dans l’assiette et s’amuser à préparer des repas plus élaborés sont également de bonnes façons de prendre soin de soi.

Autant que possible, mieux vaut éviter de manger en travaillant. Lorsque vous vous concentrez pour répondre à vos courriels, vous ne faites pas attention à la quantité de nourriture que vous mangez et vous êtes plus facilement “déconnectés’’ de vos signaux, explique Hubert Cormier.

Comme toujours, la planification des repas permet d’éviter les excès ou les manques nutritionnels et favorise une alimentation variée, composée de fruits et légumes, de produits à grains entiers et d’aliments protéinés. Se faire livrer à l’occasion des repas santé pour le lunch est également une option à ne pas bouder.

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