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Les défis des prisons en temps de pandémie

Un détenu regarde par une fenêtre avec des barreaux dans une prison.

Les autorités ontariennes renforcent leurs mesures pour protéger les gardiens de prison et les détenus contre la COVID-19

Photo :  Getty Images / Peter Macdiarmid

Radio-Canada

Les agents correctionnels de l’Ontario réclament du gouvernement Ford des mesures immédiates pour minimiser les risques de propagation de la COVID-19 dans les prisons.

Le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) demande que l’état de santé de chaque employé qui arrive à un établissement carcéral soit dûment évalué.

Alors qu’un gardien de prison de Toronto a été déclaré positif à la COVID-19 la semaine dernière, le SEFPO presse le gouvernement provincial d’agir plus rapidement pour protéger le personnel et les détenus. 

Nous espérons qu’il ne sera pas trop tard. Si nous avions une épidémie dans l’un de nos établissements, nous risquerions alors de voir des épidémies dans tous nos établissements.

Chris Jackel, président de la division des services correctionnels au SEFPO

M. Jackel demande à ce que tous les membres du personnel soient systématiquement arrêtés, interrogés et qu’on prenne leur température afin que des mesures nécessaires soient prises si certains risques étaient identifiés.

Il compare ainsi le processus à celui des nouveaux détenus qui sont systématiquement examinés par une infirmière à leur arrivée dans une prison provinciale.

La prison de Sudbury

Le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) demande que l’état de santé de chaque employé qui arrive à un établissement carcéral soit dûment évalué.

Photo : Radio-Canada/Mathieu Gohier

Pour le moment, l’Ontario prône l’auto-évaluation des employés.

Les employés doivent s’évaluer avant d’entrer dans un établissement. On leur demande de surveiller leur propre état de santé et rapporter à l’équipe de gestion tout changement dans leur état de santé.

Brent Ross, porte-parole au ministère de la Solliciteure générale

Dans le contexte de la pandémie, Chris Jackel considère cette approche insuffisante.

Chris Jackel pose dans son uniforme d’agent de prison

Chris Jackel milite pour des mesures préventives plus strictes dans les établissements carcéraux de l’Ontario.

Photo : Courtoisie

Si les visites personnelles aux détenus sont suspendues, les visites d’ordre professionnel, elles, sont maintenues confirme M. Ross du ministère de la Solliciteuse générale. Avocats, accompagnateurs spirituels bénévoles et agents de liaison autochtone, précise-t-il, sont toutefois questionnés avant de pouvoir entrer dans l’établissement.

Les autorités cherchent à réduire les comparutions en personne devant un tribunal. En date de lundi, 67 % des comparutions étaient maintenant faites par vidéoconférence, en hausse de 12 % par rapport à la moyenne de la semaine précédente. Le ministère de la Solliciteuse générale prévoit que cette proportion continuera d’augmenter.

Distanciation sociale et télétravail en prison

Le SEFPO demande à la province d’expliquer comment les établissements carcéraux doivent appliquer les recommandations des autorités sanitaires en matière de distanciation sociale.

S’il est impossible de le faire dans certaines circonstances, quelles sont alors les alternatives et les précautions à prendre ?, questionne le syndicat.

Tous nos établissements correctionnels ont en quantité suffisante de l’équipement de protection personnelle tel que le stipulent les protocoles prévus pour la gestion des détenus qui requièrent d’être isolés pour des raisons médicales.

Brent Ross, porte-parole au ministère de la Solliciteure générale

M. Jackel doute cependant que l’approvisionnement soit aussi uniforme à travers le réseau de prisons ontariennes que le laisse entendre M. Ross.

Gros plan sur un masque de protection N95

Des masques sont offerts au personnel des prisons de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Le SEFPO soulève également la question du télétravail.

Le syndicat espère que le gouvernement précisera très bientôt comment les travailleurs sociaux et les adjointes administratives, par exemple, peuvent accomplir leurs tâches à distance si leurs postes sont jugés essentiels.

Le ministère de la Solliciteure générale est sensible aux revendications des syndiqués, assure son porte-parole.

Le ministère est prêt à implanter de nouvelles mesures de protection pour les employés et les détenus qui seront basées sur les recommandations du ministère de la Santé.

Brent Ross, porte-parole au ministère de la Solliciteure générale

Le SEFPO a bon espoir que la province renforce incessamment ses mesures préventives dans les établissements correctionnels.

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